l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

sous une aile // avec une présence // devant un visage

qu’une personne me tend la main pour moi-même

et retient la mienne, comme une prière !

que je palpe à son cœur diffus, j’y songe et elle le sait !

qu’une vie y soit écrite à l’encre du silence !

je secoue mes mains // je secoue mes bras // je suis tout eau

je me sens hors des saisons, de l’espace où que j’erre !

je me sens pierre qui fuse, rayée

entre l’immobilité et le ruisseau !

je me sens comme certains oiseaux qui font du surplace

et ondulent seulement de bas en haut !

très intriguant, une fissure

je me sens moi et sors ce lundi à l’aube

je me sens parfois moi et entre comme un dimanche !

le temps linéaire, je m’en éloigne

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