l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Je lâche ce cri

qu’est-ce un cri                  pour un mort ? sinon qu’il peut                               s’apparenter à un râle                    le râle d’un homme qui se castre, se sabote, comme                               chez certains moribonds qu’est-ce la nudité ?

j’enlève mes lunettes, me sens nu                            une aiguille, nue                             un homme dans un port, nu                               mourir loin d’un port, nu                             une pensée, nue, crue surtout