l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Les choses que tu aurais pu revoir

comme moi, tu savais peut-être

que le mot amour ne voulait plus rien dire

ou ne nous disait plus rien

nous étions trop sauvage

pour nous reséduire

tes rougeurs : le grain de ta peau // les gravas du jardin public : les canards dans l’étang // la nouvelle vague : Agnés Varda // le temps consacré à mes amours : le temps consacré à les aimer // la clairière de mon enfance : les tics buccales // l’enfance du ciel : les continents comme des nuages que l’on déplace // une grenadine glacé les après-midis d’été : le far west du frigidaire // les aubes d’hivers : les brumes matinales // les prières de mes larmes niées : les mots doux // une chose singulière : le gong tibétain ou les battements de mon cœur

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