Le hac de Leïla

l’été les fenêtres sont grandes ouvertes

je porte une cape transparente et chiffonnée

et mon bermuda est humide

je pleure et halète péniblement, apeuré

la voisine de mon quartier cuit du riz dans la cuisine familiale

le vent fait gonfler sa djellaba à petits motifs amusants

comme un drapeau aux couleurs indéterminés

je suis perdu dans l’âge des premiers émerveillements, –

Et si par malheur la chance me tourne le dos !

elle qui n’a plus le temps de me cultiver de ses soins affectés

un mal identifiable entre tous : Nous allons plus revivre cette belle histoire d’amour.

l’une des raisons est que pour elle je me détraque le kaléidoscope, les ongles

mes anges de la prédication me susurrent

entre les mains de la providence

des solutions prêtes à l’emploi

que je ne révélerais pour rien au monde ici

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