l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

De la charogne les loups fuient

ainsi sorti d’un mauvais rêve d’où ne reste que le noir, comme depuis quelques jours, je dis, je m’entends dire

: La dernière misère du monde, il te reste un surplus de balles, même de petits calibres !

suivit de près par l’idée qu’elles ne serviraient à rien

je sors du lit. je prépare mon café et m’installe sur ma chaise

je réfléchis, calmement, sereinement : La dernière misère du monde ! et cela ne sera pas assez

laquelle, celle de mon microcosme, de ma petite et misérable vie, ou le vaste, dont je ne comprends qu’en surface, ce qu’on me laisse voir et n’entends rien, étranger

je fume et prends mes vitamines, de l’effervescence

la suite de mes litanies on semble les connaître

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