l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Je traverse en dommage

une merveille qui resurgit des griffes du temps

la plus cruelle et mordante déesse oubliée

ce que l’on peut appeler un buste sans l’endroit

une femme simplement que l’on aime

l’attente exquise et l’esquive du maître d’œuvre

où posait-il fébrilement ses mains ?

une ombre bleue glisse sur son sein gauche

et noyée qui ensorcèle mon cœur

quel affolement des sens

du temps et de l’espace, de la musique !

on ne peut détacher son regard du patin

jusqu’à ce que mon cousin me regagne et me dit

qu’il n’est pas très orthodoxe

d’observer trop longtemps les statues

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