Et je chante à l’aube

le premier vers

est volatile

dont je me souviens

qu’à peine

est-ce que c’est la plage

de ma vie ?

j’ai fait hier

pleurer mon père

l’hier d’aujourd’hui

se télescopent

d’intensité

aux deux amours

aux doux amours

au loin d’ici

je ne sais si je dors

sur les vagues

portées à mes oreilles

que nos cœurs

meurtris partagés synergiques émus distants vieillis anecdotiques émoustouflés

de nous embrasser

à ce que j’ai

le silence de l’agneau

tremblant

épuisé

et les blancs

du lainage sur le dos

hier nous avions

tant de mots

du soir

échangés

hier j’ai fait pleurer

mon père


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