l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Non seulement nous observons mais nous sommes aussi contemplés par la nature

Nous avions un arbre, pourtant assimilable

Un sapin, très vieux

Presque sans âge, une tour de garde !

Le quartier depuis est devenu méconnaissable

Abattu

Quel acte tragique !

A la fin de ce qui en restait

J’entendais ses plaintes et ses écorchures

Nous disions qu’il était dangereux de jouer en dessous, qu’il risquait à tout moment de s’effondrer. Il était effectivement très haut et se balançait comme un enfant, instable. Comme nous tous, je voulais l’abattre et faire un grand feu, danser autour, sachant que je ne le ferais jamais ! J’accrochais dessus des guirlandes en papier en signe d’adieu

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