Toi, si belle qu’aujourd’hui je t’aime

toi, si belle

aujourd’hui je t’aime

je t’aime et tu disparais de ma vie

comme un souffle El Sadem

une nuit par là-bas

que je n’ai jamais senti

tu es la fleur qui brûle ma poitrine

de t’attendre de te rêver

dès que je te vois me prend une Sadfa

tu reviens de loin les mains vides

et c’est moi qui repars à l’aube

te regardant encore sur le lit

tu feins d’être endormi

j’aperçois peut-être un sourire

peut-être un geste de majesté de la tête

les draps relevés sur ton épaule

aujourd’hui je t’aime

tu es ces rivières où des bateaux de plaisance sont en partances

les remous me rappellent déjà à toi

à tes cheveux aux couleurs de feux

et me renvoient à la rive


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