Il faisait si doux de vivre ailleurs. Je ne m’appartenais que pour un temps. Avec un poste radio c’était l’imprévu à l’état pur, une invitation de permuter assurée, l’une des issues possibles vers le monde des rêves sans efforts… , etc. Sans quitter le ciel de l’appartement, mes hanches bien au creux d’un fauteuil. Je repassais en revue toutes les vies intérieures et entrevues, une mise à l’épreuve que j’assemblais bout à bout. Je faisais face ainsi à une sorte de néant. Ces vies étaient un territoire inoccupé. Je savourais les instants éternels très rares, comme une coquille ensablée
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