l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Nous étions souvent appelés vers un ailleurs, comme répondre à l’envie d’un voyage. J’avais une pleine conscience de moi-même et de ce qui m’entourait. C’était parfois dérisoire, puisqu’il y avait un revenir. Le revenir ! Le paradis blanc sur bleu ou bleu sur blanc annonçait le crépuscule, le siens. Je me demandais comment pouvait on faire œuvre sans filiation ? Une écriture chamanique. Le chemin d’un pèlerinage sans fin. Je racontais mon expérience de la poésie, mon univers intérieur, une sorte de comète olympique ! Je le trouvais n’empêche terriblement doué. Un bonheur presque parfait. Je m’acceptais, ce qui voulait dire mort en sursis ! En homme, je partageais une bière avec un mort, peut-être que le petit diable m’entraînait et cela suffisait à son ombre. Le cornu était le prétentieux de la caverne ! Je mesurais ma future place entre les tombes, les rivières suivaient leur cours sous la terre, – Oh, que la tombe de l’oncle était sale ! C’était de la mort en fait dont j’avais le plus peur, la mort lente dans le cœur des gens et de faire souffrir avec ses vérités inopérantes. Seuls les mots savaient me faire trembler



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