l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Je regardais les gens qui s’installaient sur les dossiers en cuir et s’en retournaient tondus et coiffés, ils mêlaient quelques hadiths prophétiques et des qaça’ide de Amar Ezzahi. Je croyais que l’homme s’usait comme une machine à écrire ou un réfrigérateur, les expériences usaient par érosion, les souffrances… , oh, Dieu, elles me purifiaient ! Je côtoyais des hommes absorbés par leurs pensées, magnanimes où pourtant ne luisait aucune lumière. Ils avaient tendance à la sérénité après la coupure du jeûne. Je me retrouvais en déployant mes toutes nouvelles ailes de perception, je survolais les plaines et les montagnes bleues jusqu’aux climats peu cléments. Une langue étrange et graduelle me gâtait, comme la froideur des caveaux ! Il y avait beaucoup de chose là qui écœuraient, – Qui de nous se permettait le salue parmi les hommes ? Je voyais les gens salutaires qui marchaient, ils marchaient en dormants. Les rues étaient les bras boutonneux d’une seule femme, sans tête et toute à sa psyché dévouée. Je hurlais son nom, comme je mordais mes couvertures à l’odeur de jasmin



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