l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Je m’amarrais à des archipels noyés dans les spasmes, c’était moi encore le guérisseur des meurtries. Les noires pensées mûrissaient et tout le poids du péché sur mes yeux se refermait. Les gens se réjouissaient plus de l’absence de Dieu. Moi, je me remettais à Lui pour qu’Il les inonde de bienfaits, je me remettais à Lui pour les malheurs et les maladies. Je réfléchissais et longue était la durée de ma cigarette, je faisais semblant de fumer par crainte d’être surpris. Je posais et reposais la nuit sur mes attentes, mes épaules légères dès lors. J’étais calme et relativement stable au seuil de l’embouchure, quelques nuages planaient dans mon cœur, aussi lointain que les miaulements noirs où se soldait le néant de mes désirs. Le dépit des gens lorsqu’un malheur frappait un homme, je l’entendais comme une décomposition ou une aubaine qu’ils prenaient. Le malheur des uns était le ressort de leurs certitudes. L’autre que moi priait, profondément, aussi. Il y avait les déshérités et qu’un seul message, une mystique aux ivresses claires. Je persistais à nier ma réalité, comme s’il s’agissait toujours de percevoir les zones grises. Les religions s’exportaient, non ? Je me souvenais des trains de nuit qui me portaient, le vent pourtant sifflait dans mes oreilles. J’étais l’exilé des fortunes pour finir. Je n’avais jamais cessé de partir



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