l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Un interminable exil. J’aspirais certainement à une reconversion, je finirais peut-être châtré dans un presbytère. Je rêvais encore. Une fois une nuit d’été se révélait par toutes les nuits de sa Ténèbre et de l’absence, une majesté entre les planches si j’espérais, – Qui pourrait venir m’aider ? Il y aurait quelqu’un qui pourrait résoudre les inexorables noeuds ? Les mots familiers me dissolvaient, la primevère de ma langue était l’enfance. Elle fleurissait mes recueils. Je rêvais de l’Euphrate qui s’en allait de son eau sous les arbres, d’une blancheur ouatée. Je ne retournerais jamais sous la brume pour vaincre les coups et l’anneau. Je revoyais les yeux qui pleuraient. Je sortais de la grotte aux nymphéas en guidant mes envies ailleurs, les voies des boulevards étaient des serpents aux couleurs arc-en-ciel. J’abreuvais mon cœur de l’éclosion du jour. Je nourrissais mes flancs de douceur. Je jetais la clé sous la porte pour rendre l’écho de mon âme friandise, la noirceur des baisers de la veille promettaient une disparition. La rue de mon coiffeur, Mehdi, était à sens unique, très peu fréquentée durant les nuits. Je l’appelais depuis toujours la mal-éclairée. Son nom commun était la route des arbres. Eux, étaient par contre élagués. Je traversais devant des personnes d’un certain âge qui étaient assis et parlaient à voix basse. Ils m’observaient



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