l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Je répétais ce geste cent fois dans ma loge boisée en coulisse, – Mais que pourrais-je faire d’autres, sinon voter ? Sachant que je n’avais plus le droit aux questions depuis l’enfance, et mon indépendance me bridait. J’étais tout le temps dans une peur noire en sa compagnie, une plasticienne qui me parlait, fichtre ! Je m’estimais néanmoins le favori de son île bleue. Mon esprit vaqué et flou. Je collectionnais les envies ronces et les poux de coutumes, sous des bourrasques qui essuyaient. Je ne sortais de l’inertie la plus désabusée. Les mots qu’Il m’inspirait, je les scandais à mes sœurs et à mes frères de croisade en retour, si ce n’était de l’univers tout entier à moi-même. Je craignais de ne pas comprendre le sens d’une amitié, de passer de plein d’autres surprises. Je ne regretterais rien de ma vie passée à vos côtés. Nos vies enchevêtrés, royales ! Je voulais tout oublier clandestinement sans chercher aucune consolation ni aucun remède à mon mal, lorsque je voyais que plus personne n’acceptait de tomber. Je combattais les écailles sans mes jambes, une dague dans l’autre main. C’était l’arène où se jouait l’honneur des hommes, la conquête d’autres sphères, plus élevées ! L’ivresse était pourtant notre quotidien. Ces états n’étaient qu’une métamorphose perpétuelle, semblable à une vague qui frapperait inlassablement les mêmes rivages rocheux, hypnotiques. Je fréquentais des femmes sages et puissantes, comme une locomotive des années trente. Il y avait ceux qui poursuivait l’or et les automobiles. Il n’était au fond question que de la langue, de la réalisation de soi-même par l’écriture en se surpassant, la quête de joyaux. Je déchirais le voile qui me séparait de la nette perception, sans fausses adhésions. Une force que je perdais parfois quand je faisais crédit au doute. J’entendais souffler le vent de la nostalgie, le ciel montait de biais. Le ciel quand il faisait presque nuit sentait le caramel ou quand elle enlevait ses hauts volant



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