Seul et déprimé dans mon appartement, je repensais à l’oasis de l’étalage. Je ne relirais sans doute plus jamais Dante À. Il appartenait au quatorzième siècle et l’incarnait. Je ne sourirais plus à mon bouquiniste, cela resterait sans appel. Je ressemblais à la voix intérieure et à une langue habitant un lieu, je tenais un inventaire de mes rêves éveillés, comme s’ils s’installaient durablement. L’homme aussi subsisterait, je croyais dès lors qu’il le devait. Je voulais revoir les lésions du bonheur et tout désapprendre constamment, m’étriquer le cerveau à la manière d’une laine humide et froide
Laisser un commentaire