Ce blocage de la diaspora algérienne par la France, au niveau des préfectures, visas aux embrassades, est comme une sorte de massacre morale, comme le 17 octobre. Je crois qu’ils vont connaître une imputation de celle-ci historique
Moi, personnellement, à cause de cela, déjà dégoûté, à bout, je sors d’une commotion cérébrale, après une agression, récemment. Pourtant, je ne voulais que partir. A présent, la question que je me pose est si je dois continuer à m’exprimer sur ce territoire ou faire silence
Ne peut comprendre que ceux qui savent l’émigration, l’exil, l’étrangeté ! Je suis fier de mon identité algérienne, mais avant tout d’être citoyen
Si j’écris ce soir c’est pour dire que j’ai décidé de partir à l’étranger. J’espère que ma situation va changer. Pour rappel, j’ai réalisé qu’après l’obtention d’un permis de séjour, j’avais besoin de voyager pour seulement quelques jours, histoire de changer d’air et de décompresser
Mais là je suis à un point où j’abandonne tout, mes effets personnels compris, auxquels je tiens, puisqu’il y a mes créations, avec ceci, je ne me laisse aucun droit de retour en France. Je suis désolé de vous faire connaître ma douleur, de partager avec vous mes souffrances. Mais parfois, la seule issue possible est de s’arracher
Après ce que j’ai traversé, j’ai vue que la violence dans laquelle je vis et celle que je me fais est sans fin. Je suis fatigué, après 20 années qui m’ont éreinté, ne m’ont rien laissé, humainement, surtout
Je désire vivre en paix, je suis un homme de paix. J’ai toujours su m’adapter, même conciliant dans tout. Ce sont ces qualités que j’ai partagé et véhiculé, j’aimerais que vous vous souveniez de moi ainsi. Je n’oublie pas ce dicton que la vie réserve parfois des surprises. Très belles expériences en tête, c’est pour ça par ailleurs que j’aime la langue française