l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

je sais malheureusement que plus personne ne cherche après moi, je doute sur ma manière d’être avec mes camarades

si je ressens une étrangeté envers moi même, quand est-il de mes amis ?

il est possible que je dégage quelque chose de fort et obscur, et ces énergies sont perçus comme malsaines

je m’étouffe et étouffe mon entourage

je réalise à présent que cette écriture est celle d’un fou, à la hauteur de rien

l’hiver dernier était atroce

je revois, je corrige, je mets en ordre ces feuilles éparses à tant soit peu

elle est terrible cette impression que de manquer à soi-même, et cette envie monstre de tout saccager et de tout brûler autour

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