l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Les chagrins, les séparations, m’éprouvent, me bouleversent et me déchirent ! Je n’ai qu’un être cher à mon cœur. Je pleure. C’est l’heure ou un enfer du crépuscule du soir, un jeudi. Je m’assois sur un banc, entouré d’arbres, devant mes portes passées et celles à venir. Les ombres me semblent familières. Elles s’allongent et fixent mon attention. Je fumes, un peu apaisé, presquement curieux. Le pays ? Un pays et ne plus revenir au monde. Effondré, comme sous le poids du temps, rien ne tient dans mon existence, – Qu’est-ce qui s’articule exactement là ? Tout de ma vie me rejette. Une vie minuscule, un brin, en dépend. J’entends un oiseau, il se peut qu’il m’apprenne à revivre. Je me taies

Une pensée sur le nombre de fois que j’appelle aux ciels. Je pense aussi aux poètes lus ou rencontrés qui emplissent mon espace intérieur. Je vais immigré, il m’est clair ! Un vol ! Mais je me sens à l’agonie, ramassé, limé. Une fraîcheur, un vent bienvenue s’est déroulé, calmement. Il n’y a pas si longtemps, sur le perron en ciment, j’étais au quartier, patient, silencieux, passager. Tout m’a été enlevé, balayé, comme en automne. Dieu, qu’il gèle dans mon cœur ! Je ne sais comment rentrer, ce qui me maintient ! Je me sens au bout. Il y a des voix qui montent des habitations, de la musique, aussi. Des voix aimantes. Est-ce un leurre ? Des lilas exhalent l’air. Je m’y attends. Un rolleurs sur l’asphalte passe comme du tonnerre. Il fait nuit à présent, solitaire, mais j’écris peut-être pour de mauvaises raisons

Posted on