l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Je ne sais qui l’un des deux me faisait rappeler l’autre

Je n’arrive plus à lire ou à finir quoique se soit. Pareil pour retravailler mes textes. Rien ne me rappelle autant le pays que moi-même. Une issue. Un leurre. Je souhaite me sentir épanoui n’importe où, je ne me sens chez moi nulle part. J’aurais été jusqu’au bout du nombre des exilés. Le bout ! De quoi ? Je rentrerai, et je m’appuie au temps comme un saveur. Je tressaille devant les apparitions, pour vrai c’est du propre. L’instant d’après, comme avant, comme avant ! Je tiens sûrement des corrompus, peut-être même de la pire espèce. Suis-je contagieux ? Je n’ai pas l’arrogance des artistes. Je manifeste ma réalité

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