Je n’arrive plus à lire ou à finir quoique se soit. Pareil pour retravailler mes textes. Rien ne me rappelle autant le pays que moi-même. Une issue. Un leurre. Je souhaite me sentir épanoui n’importe où, je ne me sens chez moi nulle part. J’aurais été jusqu’au bout du nombre des exilés. Le bout ! De quoi ? Je rentrerai, et je m’appuie au temps comme un saveur. Je tressaille devant les apparitions, pour vrai c’est du propre. L’instant d’après, comme avant, comme avant ! Je tiens sûrement des corrompus, peut-être même de la pire espèce. Suis-je contagieux ? Je n’ai pas l’arrogance des artistes. Je manifeste ma réalité
