l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

l’idée de se retrouver sans pays est horrifiante, – Où aller ? Et seul, c’est si difficile. Je ne pense qu’à l’Écrire, j’espère que jusqu’ici ça va ! Mener à bien un recueil dont je serai satisfait, voilà à quoi je m’attèle. C’est l’hiver, après les corrections des écrits de la veille, je n’écris relativement plus. Je publie d’anciens textes que je traine, que je traine dans mes bagages ! Modérément. J’essaie d’être présent à moi-même, quoique avec un épiderme sensible, saisir tout ce qui m’est non-approprié. Certaines lectures me sont plus éprouvantes. J’ai galéré ces derniers temps, à présent il me faut digérer des vides et des blancs ! J’ai l’impression aussi de perdre la tête, et cette fois-ci… , c’est vrai concernant ce point que j’ai peur ! Déplacer des montagnes n’est non seulement aisé, mais de la folie. Je me figure les personnes que je connais ou celles que je croise si paisibles dans leurs têtes, sans douleurs aucunes. J’ose à peine les regarder, encore moins leur adresser la parole

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