l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Je suis rentré au pays pour combler un manque, m’éloigner de la solitude, et surtout me rapprocher de ma famille, qui s’avère insensible. Je me suis retrouvé plus seul que jamais. Enfaite, j’aurais jamais dû le quitter ! À chaque fois, je suis pris d’un vertige de l’éventualité de cette idée délirante, qui me revient comme un train qui couperait mon corps en rondelles. Pourquoi délirante ? Les destinées ne sont pas perceptibles à l’œil nu. Le pays, déjà me rejetait, comme de l’eau usée. Au final, pas moyen de me consoler nulle part. Tout le long, j’ai pensé au verger de Si M’hand Ou Mhand, qui par ailleurs, heureusement lue ! J’ai pensé à ma vie, un désastre

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