l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Certains ce sont endormis de bonne heure, moi, je me suis longtemps négligé. Je vis dans le déni, il est vrai ! Je réalise qu’un parcours de soin pour des troubles psychiques est long et chaotique, infernal que peu de personnes continuent. Je reprends des forces, doucement, mental et physique, mon métabolisme récupère. Une chance, énorme, oui, que je sois pris en charge, assurance santé et financièrement. Je reviens vers la vie, du coups, je l’espère aussi très fort. Je rencontre de nouvelles personnes. Il m’est difficile parfois de suivre une discussion ou de me rappeler le fils de ma pensée. Des bancs de ma mémoire ont disparus. La bienveillance de certains me touche profondément. D’autres personnes me semblent incompréhensibles. J’aurais voulu revoir les photographies de ma famille et moi, ce soir, ou les avoir à portée de main tout le temps et n’importe où. C’est l’une des raisons pour laquelle j’aime trop la vie, pourtant, elle me reste éloignée. Je pars parfois dans des abstractions, qui me donnent l’impression de ressacs. Je suis fainéant, relâche dans mes échanges. A bout de force, voici la loi de mon chemin. J’aurais voulu parler autant des choses que j’aime

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