l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Pourquoi j’ai amassé des diamants ? Mes vers en l’éclat des diamants, mes vers en le feu d’un démon ! Comme ce tas de feuilles blanches. À cause de leurs dispositions sur le sol ? Je ne suis pas certain ! Je ne sais comment fléchir les mots. J’aurais vu quelqu’un les déposer ? Non. Parfois, j’ai l’impression d’écrire beaucoup. Tellement que j’ai oublié mes textes. Je sais que ça ne veux rien dire. J’ai des rêves, rarement, quoique sans domicile, etc.

J’aime lire, j’aime la littérature, d’un talisman à un trésor, d’une île à un archipel, o dieu que j’aime ! Je m’en suis allée, pourtant. J’ai tracé. Je me disais : je vais. J’ai pardonné les petits et les grands mensonges, puis comme une bénédiction et s’en est une, j’oublie ! Quoiqu’elles soient prémédités

Cette nuit, à trois heures du matin, j’ai déféqué à faire fuire mes voisins. Il est 6 h 30. Il n’y a personne dans la salle de séjour, la cuisine, les parties communes. La poésie, comme la mort sont partout, l’envolée d’une luciole, un chant d’oiseau qui se noie dans la rivière, un arbre en automne, pourvu qu’il ait au moins huit années. La magie. Éternellement

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