
à Naelle.
demain est plus jamais
sans quoi ni queue !
meilleurs ronde à tout point de vue
sais-tu que la mémoire d’un poisson rouge est de 3 secondes
alors penses-tu qu’il a déjà oublié son départ
il est parti avec un verre de lait
c’est un absent !
poisson ne meurt pas
s’il te plait reste en vie
ne ment pas
tu te fixes
rien ne lui parle
nul ne le fait parler

les » Pour toujours » ne sont pas faits pour tout le monde
est-ce que les » Pour toujours » sont faits pour toi?
ça a l’air de devenir sérieux
cet abandon !
mais ça ne te ressemble pas ma chère

je ne me souviens plus
du jour
de ma naissance
mais on naît lavable
je crois que c’est ce premier contact
avec l’eau
qui m’a sauvé

tu as été si édifiante, un jardin
je crois… ,
j’ai pleuré ton absence
mon cœur a cessé de vivre pour moi
je ne vois plus de lendemain
j’ai retourné dix mille pages
on m’a fait croire que la douleur se cache
tu as été plus que regardante
tes yeux d’un noir sidéral
j’ai pleuré ton absence
mon cœur a cessé de battre
et al vie s’en allée faire un tour je ne sais où
c’est ma signature

enfant, je jouais avec un atlas
je me souciais peu des formes et des frontières
vu de haut, j’étais le ciel étoilé

donc, c’est foutu ? oui, je le crois, profondément ! foutu de foutu, partout ? même tes poèmes sont un échec, une glaise
pourquoi ça ne marche pas ? ça ne marche pas, ça arrive ! tu le vois dans tes rêves, lorsque tu dors, toujours seul, le noir
tu tombes ? oui, sans fin ! qu’est-ce que tu te dis ? que c’est foutu, je le crois à présent, irrémédiablement
la question sur ta présence, qu’en est-il ? ce n’est pas ça, la terre, la réalité, m’évacuent. te voila toi aussi au seuil d’une page du vide

je me souviens d’une femme, vendeuse de la rue Marechal à Nantes, j’étais jaloux et pas qu’un peu, quelques crasseux qui suçaient le suc de Judith, ma Judith !
elle avait une peau couleur de miel et ses cheveux corbeaux
de son présent
elle ne voyait que la vie pratique
si ce n’était l’impression qu’il n’y avait que moi pour la comprendre, et ses seins, même aujourd’hui, je ne m’en soucierais qu’à moitié
Judith était comme un pot de verveine en vitrine

je vis dans une cage, comme mon oiseau vivait pour le chant, comme l’annonce de sa mort imminente ! la conscience que j’ai de lui me mène vers des mots que je ne peux pas dire
la nouvelle de sa mort me vient comme une annonce imminente de la fin. comment trouver les mots justes, je n’écris alors rien, je n’écrirai pas mon poème dans cet état
je refuse d’écrire un poème dans cet état, mon chardonneret d’élevage est mort ! il a fini très mal avec sa tête dégarnie, un vrai supplicié, prédestiné déjà à l’autre côté, la mort
à l’heure actuelle, les poux dévorent ses ailes
son rouge indien derrière des barreaux de fer
il est mort un mardi, accompagné de mon dernier baiser
pour finir englouti dans une poubelle

je tiens pour précieux
l’espace entre
mes yeux et le verre de mes lunettes
je m’inquiète de leur santé
plus qu’avant
plus que tout au monde

je ne sais
de l’ordinateur ou
des réseaux
qui n’aime pas
l’historique
et sans histoire à se raconter
on se débat
on s’abat soi-même
le fil
tout y est

effectuez une recherche
sur le sentiment amoureux
ou saisissez le numéro
de votre carte de payement

on ne devient pas
on naît
c’est ce qui nous distingue d’eux, vous de moi
je n’ai pas vu venir la fontainette
où, je me suis frotté à des milliers de rêves

l’amour n’est plus dans les parages
que reste il ? mourir ici-bas ?
que mon chaos soit et parle
je reconnaitrais peut-être une dynamique de vie
donne le meilleur de toi-même
et garde à jamais à tout jamais
son empreinte
souviens-toi que tu es mortel

aube d’un dimanche bleu
une vivante plaie !
trait blanc de la vérité nue
nulle autre pareille chance
le rideau s’est levé
silence

le rêve, mon amour
est de rêver éveillé
mon rêve, mon amour
est de regagner la pureté
de la souillure
de mon âme
la blessure sera lavée
moi, mon amour
je vois le jour clair comme une catastrophe épidémique
je veux t’atteindre
me souvenant de rien
tout est aux oubliettes consignées
me souvenant de presque rien
presque est une brindille
les moments forts les heures de gloire
englouties par les années mortes
les mêmes feuilles mortes qui fermentent dans un pot

il y a des patates
qui meurent
en purée
sans pipées
un mot
et d’autres friandes
murmurent sur
la poêle
et qu’importe
de les manger
me rend
patraque
lorsque je ne peux
mesurer la quantité
qu’une fois
dans l’assiette !

je me pavane
de rayon en rayon
derrière ton dos
la tête ailleurs
qu’au Sud
affaibli
lamantin
je m’éveille
dès que je te touche


Laisser un commentaire