à Raouf.
Etions-nous nés pour la gangue ?
Etions-nous nés, doigts cassés, pour donner
toute une vie à un mauvais problème
à je ne sais quoi pour je ne sais qui
à un je ne sais qui pour un je ne sais quoi
toujours vers plus de froid ?
Suffit ! Ici on ne chante pas
Tu n’auras pas ma voix, grande voix
Tu n’auras pas ma voix, grande voix
Tu t’en passeras grande voix
Toi aussi tu passeras
Tu passeras, grande voix.
Epreuves, Exorcismes. Henri Michaux.
il envisage de s’installer en hauteur dans une cabane comme un loup / il envisage de s’installer en hauteur dans une cabane comme un loup
il se baigne comble
vissé
conte-moi l’encore vivre
de congruité
vivre est
comme un espoir de vivre
vivre
sur la sellette
drôle de vivre
que de vivre en migrateur
au seuil
… , et ses imperfections
qu’il haït
de ne frôler le sol
là est son unique directive
un homme endormi est une grave erreur
à moitié sur le lit
avec ses rêves
et ses cauchemars emmêlés
les toits sont quelque part dans le bleu
les paysages : on s’engraisse les yeux du familier !
une mélodie du terme
chaque grain chaque son
claque une lettre
une invite
vivre est
comme un aller en toute allure
où est son daemon il a lui parler
où est son daemon il a lui parler
il estrade avec ses peaux
tant bien que mal les mortes
et les régénérées
dans l’étrange
noir
de l’extra univers
ôtez le capuchon !
l’adresse
il n’a pas grandi
et n’entend rien, à l’inverse de ceux qui veulent
il veut prendre du bon temps avec des femmes pas très jolies, pas très futées non plus / il veut prendre du bon temps avec des femmes pas très jolies, pas très futées non plus
il a consommé l’amour
il a trouvé
vivre
beau comme se faire saisir la queue
vivre
comme de surplus
il revit
après plusieurs vies
pulsées
sans s’en soucier
où le tour
… , et étrange
étranger du vivre
de vivre
fini, fin d’un scénario
on n’a pas fini
de se recoudre
le cœur
malgré tous
les départs dans de longs trains
les langues : on débarque sur de longues nuits !
le nous, la boue
accoutumance : brièvetés !
ainsi ne plus se soumettre aux grandes personnes
ou se courber
vivre
ou finir, c’est selon le dire
même s’il pense que la fin l’apprivoise
même s’il pense que la fin l’apprivoise
la fin
une fin, une page qui se tourne
un trappeur-peur !
si ce n’est une bête féroce
un organe de fumée
notre
drôle de fin
la fin comme pour les imbéciles et les renégats
il vivra
mille ans, son sperme
je ne me rappellerais jamais de ce groove
tu peux le traduire et le chanter quand et où te plaira !

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