l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Esprit, cœur et âme

j’allume, j’étreins… c’est toujours moi ! la lampe du bureau fatigue mes yeux, une veille artificielle précédé d’un jour comme un ciel d’été, quinteux

je repense à mes amis qui ne m’ont pas appris à panser mes maux, à faire mon deuil, où sont ceux que j’aimais ? je les tuerai pour m’avoir laissé loin de leur aura

— un tel, dommage… il avait un énorme potentiel ! dommage ! il me devait des sous, et puis sans être trop regardant, je tournais la tête vers l’horizon de mon cœur

je renonçais à tous les univers qui s’offraient, s’annulaient, etc. je n’avais peut-être pas assez de hauteur, ni de mérite. je comprenais vite

je cherchais dans mon enfance un baume, sans m’attarder sur la primeur de ses affects, annonçant l’avènement d’une chaotique histoire, comme un malheureux malentendu, une supercherie

— je rentrais perdu dans la céleste cité avec mes parchemins, mon baluchon et mes loques. toutes mes lectures et mes poux m’y diriger

je sais ton cœur en n’espérant plus de tes nouvelles, cet instant d’où ma langue bascule. je te promets qu’une pluvieuse après-midi peut me rapprocher de ce qui fut

je veux que tu m’entoures dans mon long voyage, par tes prières rompues, pour m’emplir des saveurs de la rosée et revenir vers chez toi, vers la clarté

— je glissais de mes mots sur le lit qui me fragilisait, que je dépassais, après une assiette de fromage et de saumon fumé ! une malédiction

*

te reconnaître bien là, à la renverse

et le mal qui se joue de toi

quand pour les âmes ici-bas est de finir

une langue qui s’exporte, tu rages comme la peste

en te cachant pour ne pas voir l’horreur

encore moins qu’un prince, cacher ton chagrin

*

Je lisais les poésies de James J. ma tête s’engouffrait dans l’oreiller. le lit me semblait profond. Il se trouvait tout de même une fin à ma descente, une chute ! Les mots sur lesquels je rebondissais. Je me redressais en nage, comme sorti d’un songe inhospitalier. J’étais pris par une froide fièvre et la nuit, une chorale chantait en moi. Je me soulageais cependant qu’il n’y avait pas de pot. Si j’écrivais d’une égale beauté, un vers, une phrase par jour, je serais dans le sillage de la plénitude. Il faisait dehors un plat brouillard qui faisait asseoir une méfiance pour les individus que l’on croise



Laisser un commentaire

Bienvenue dans mon atelier !

Articles récents

décembre 2023
L M M J V S D
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Newsletter

Inscrivez-vous pour découvrir les derniers articles de blog et du contenu exclusif. Dans votre boîte de réception !

Adresse e-mail