à Tarik.
quel bol d’air… ,
et les mouettes percent le ciel
blanches comme un hôpital !
un climatiseur tourne
ronfle fort
– attention je suis cerné !
est-ce que j’étais déjà là un jour
de passage ou ailleurs ?
je suis d’humeur nocturne, mes yeux s’accrochent
j’ai lu les poètes que je voulais, … et j’ai laissé comme c’est !
j’ai eu les aventures que je voulais, … et j’ai laissé comme c’est !
surtout ne rien toucher !
l’heure est passé, je serre les dents
je voyage
sur des kilomètres d’encre
il fait soudain noir… , un froid de colle
de ces angles d’ombres
de ces rives jumellées qui s’illuminent !
un bateau traverse, se renverse
et d’autres mouettes poquent du bec
la rouille des passerelles
depuis le parvis
depuis le tram qui fend l’oreille
le perdu mord sa langue de pluie
dis
: rien ne coulera sous le sens
et que rien ne sera linière, la bannière balnéaire
que Vive, même toi, même par tant de cloaques
Garonne Garonne… , ô chaude Éponge !

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