hommage à Kamel M.
Couvertes d’une peau transparente
Et nue
Elles hantent les espaces
Et le vaste théâtre
Laiteuses ou d’ébènes
Ces mains poussent la terre
Comme sous un soleil nouveau
Leurs veines bleues souvent versent
Le sang qui bat fort
L’œuvre de la fileuse des destins
Et du hasard, simultanément
Les tressent, les liaisonnent et les portent
La normale greffe de sueurs
Une onde
aujourd’hui contraste avec le 5 juillet, calme
au-dessus de mon épaule se tient l’oncle
on aurait dit un de ces films anciens western spaghetti
avec de la poussière du chapeau jusqu’aux santiag dans une cabane en bois
l’assiette sur la table de petits-poits où surnage un asticot blafard
et à cette table un petit homme qui serre son ventre de faim
et dit intérieurement : Laissez les asticots en paix, surtout les blafards !
le petit homme est demeuré scotcher
la voix intérieur est sa langue habitant un lieu
où il a un inventaire de ses rêves éveillés
comme s’ils s’installent insistement et longuement

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