l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Souvenirs

hommage à Kamel M.

Couvertes d’une peau transparente

Et nue

Elles hantent les espaces

Et le vaste théâtre

Laiteuses ou d’ébènes

Ces mains poussent la terre

Comme sous un soleil nouveau

Leurs veines bleues souvent versent

Le sang qui bat fort

L’œuvre de la fileuse des destins

Et du hasard, simultanément 

Les tressent, les liaisonnent et les portent

La normale greffe de sueurs 

Une onde

aujourd’hui contraste avec le 5 juillet, calme

au-dessus de mon épaule se tient l’oncle

on aurait dit un de ces films anciens western spaghetti

avec de la poussière du chapeau jusqu’aux santiag dans une cabane en bois

l’assiette sur la table de petits-poits où surnage un asticot blafard

et à cette table un petit homme qui serre son ventre de faim

et dit intérieurement : Laissez les asticots en paix, surtout les blafards !

le petit homme est demeuré scotcher

la voix intérieur est sa langue habitant un lieu

où il a un inventaire de ses rêves éveillés

comme s’ils s’installent insistement et longuement



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