l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Le chaâbi plombe l’oreille d’un sourd perché sur un mur

L’homme le plus bête du siècle

Doit forcément

Être moi .. , entre moi-même

Entends-tu ce vent coloré

Une berge

Complètement

Manger son fou

Du roi mirage

Qui t’enroule dans du papier

Vert glacé

Dès qu’il y a un arabe quelque part

On parle de vole

Ou de moi

Stance en rien démange

Mais détrompe toi, voici mes tempes jusqu’à la nuque. Je suis un loup solitaire, métèque qui emboîte sur la neige, guettant et alerte les marées noires au moindre bruit et odeurs, sous un soleil plein ouest. Fauve. D’une belle allure. Éraflures et morsures rongent mon museau, sans territoire. Je claque mes dents sur les mouches, ma mâchoire pendante. Je joue seul, au pire et l’œuvre du hasard, par ennui. Je longe le territoire d’une meute, peut-être un péril, féroce



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