l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Lorsque les mots se tiennent par la main comme les filles et les garçons

la mort depuis ton départ aux cieux // depuis une après-midi à Sarlat // depuis l’arc en ciel à Saint-Michel // depuis le pont Haudaudine // depuis la gifle reçu d’un voisin ( six pieds sous terre à présent ) et de beaucoup d’autres // depuis le licenciement de FranceLoisirs // depuis le sapin abattu // depuis la première fêlure au cœur // depuis la première fêlure sur la joue // depuis la pluie sur un banc au Père-Lachaise // depuis la perte d’une bague // depuis le refus d’une naturalisation // depuis le pot de vin pour changer de lycée // depuis la défaite au relais en Jordanie // depuis une averse un 31 décembre sous un perron // depuis la première expérience du poème écrit // depuis l’hôpital psychiatrique à Marseille // depuis l’esprit de la gagne et l’esprit de Nesr // depuis une nuit avec Ibtissem // depuis la trahison et l’expulsion d’une colocation // depuis la mort des lapins durant mon enfance // depuis les premières notes de l’album Da Pacem // depuis un nid tombé au sol // depuis que je ne longe plus la rue des arbres // depuis que je me suis arraché à moi-même // depuis ce machin alors j’arrête et s’en est encore une autre



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