Si peu noircis
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La fille que j’ai aveuglé Je ne tenais pas Je ne sais pas ce que j’ai foutu Partir, le sport, me marier et divorcer Putin de fatras Tu es où ? Est-ce que tu es celle que je crois Non, ce n’est pas un happy end Mon Père êtes vous un étalon ? Mon Père…
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Après le déluge, les hommes ont cohabité avec la nature. Ils ne l’ont pas conquise, ni vaincu, encore moins dominée. J’ai feuilleté à ce sujet un livre qui je crois l’explique bien ! J’écris ceci et l’idée d’un like éclipse mon raisonnement, mais il faudrait préciser ce tracé sans fond. Je ne sais si mes…
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Je rentrerai forcément à bon port en me laissant porter par les vents, comme plus personne ne me prend au sérieux…, je m’en irai toutes voiles dehors. Je te désavouerai, aussi, à la manière de Tristan ! À cette heure, tu es soit effrayée, soit simplement tu me détestes, la preuve en est qu’au fond…
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tu conclus par la mémoire de l’armoire à glace ! c’est une mémoire ou une armoire à glace ? … , et de ça, j’en ai plus qu’assez tu savais où aller avec elle tu doutes à présent elle t’éprouve ! implores pour qu’elle cède sous la chaleur de tes bras qu’elle cède, cède, cède,…
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Elle se retrouve au milieu, et entre. Presquement, on ne peut réellement savoir… , quoi fichtre de mon foutre moi, qui s’en fous de la fiche comme lorsque j’ai une sorte de ligth man comme un grain de riz tapis au sol que j’écrase par peur de je ne sais quoi de mal propre tout…
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Ce jour où j’apprends le triste incident. Je suis en panique concernant mon devenir. J’ai appelé la police, en parallèle d’une peur bleue des interactions sociales. J’ai lus mon texte en balbutiant au téléphone, que j’ai rédigé au préalable. J’ai raccroché, bredouille, démuni, sinon avec quelques consignes, et appeler le 17. Je sors. Je redescends…
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je ne peux m’empêcher de voir dans autrui plusieurs strates traits de caractères quelques uns sont devenus si sophistiqués et multiples autant dans leurs êtres que les langues qu’ils expriment il n’y a aussi qu’avec des êtres d’une simplicité étincelante que l’on n’arrive à développer des relations complexes et de qualités c’est ma question sur…
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J’ai la sensation que mon nombril est gigantesque, que j’y tombe, tout entier avalé Je me vois dedans lorsque mes yeux sont fermés Immense L’origine du monde, le tableau, le plus érotique est sans doute ce Beer B’la Khita’a Je me dis qu’il peut engloutir une ville C’est aussi un clin d’œil aux préjugés des…
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Je crois que j’emploie les adjectifs possessifs seulement lorsque je nomme les phénomènes, ou lorsque j’exprime mes émotions Et quand je me tiens au seuil de cette autre chambre, les ombres comme celle par exemple d’une bouteille d’eau sur du carton Avec une disposition telle que le bouchon étant relevé, on aurait dit qu’elle me…
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fébrile mon Dieu mon Dieu comme un bouchon ma vie chaos j’ai rêvé si fort à quoi ma vie se rattache elle ? qui tient du désastre du ciel mouvant délire hypnose battements homis biticu mais c’est que je rêve d’arc en ciel mais c’est que je rêve sur terre homis de terre ô Dieu……
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pour la mémoire de Eliane L. Dieu a divulgué, plutôt il a enseigné des Noms, un savoir qui aux fil des années se sont transmis et les tribus les ont porté avec eux à travers le monde ces mots par le mot Amour en ce qui change, vrille effrayant où le mal et le bien…
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j’ai besoin de prendre un autobus nous ne sommes pas pareils et non pas parfait ! chacun je crois fait comme il l’entend comme obéir à des apanages chacun ouvre les portes de chez soi à qui l’enchante jusqu’à ce que survient enfin un signe à l’envers de l’entité où rien d’autre n’est que tendresse…
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un peu avant ma venue au monde j’ai évolué comme dans une coquille avant la bleue peut-être avant le bleu du ciel quelqu’un m’a dit que tout ici-bas était noir et qu’au moment du Big-Bang ou la Genèse il y a eu déjà des systèmes solaires la terre, la vie…, il n’y a qu’un être…
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Je crois que j’ai sacrifié dix ans, des sommes considérables, pour monter dans un camion poubelle, le mien, rien que pour vivre et réaliser l’un de mes rêves. Cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière. Des années durant lesquelles je…
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Quelque chose me liait encore à toi o Zahia El Djazaïr ! Tu venais de te marier avec l’ami de ton frère, après la réponse négative de ta demande de visa. Tu scellais cette union en enfantant un garçon. Ils m’avaient fait savoir que tu étais avec un homme d’une famille aisée,- Avais tu seulement…
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Pour me faire écrire et dire, ou pour rien de plus, tout un village depuis ma sombre tête, instaure une ambiance… , – Est-ce une fin ? Je joue et ne peux les satisfaire d’ennui. On entre chez toi comme dans un moulin : Je te promets que personne n’entre chez toi ! Je regarde…
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De la joie d’aller, du bonheur à partager, émanaient de moi, comme une huile vive, contagieuse, leurs feux étaient souterrains. J’essayais de rendre les miens et mes proches heureux, les voir vivre et évoluer me suffisait. Les tristesses plus au moins dissimulées trouvaient écho en mon intériorité, et qu’à un moment, j’en étais plus capable…
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à Youcef. Je ne sais jamais comment répondre à mes questionnements, ni par feinte, encore moins par décoloration, aussi, est-ce les bonnes questions, celle-ci est en filigrane sur toutes. Pour moi, c’est la fin d’une époque. c’est bien la fin, encore des ruines, comme le début d’une chanson. Sans parler de mon âge, où j’y…
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je crois que je ne sais pas écrire, comme d’autres pensent ne pas lire ! par exemple, j’écris – riniceroce -, – mentre -, mes mots, ces fautes d’orthographes sont féminins. Les autres sont de l’orde de l’ambivalence et de l’adversité, insurmontables. Je préfère dire mauvais. Je me sens proche devant un mot mal orthographié…
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Je crois que les écrivains algériens cherchent à donner un récit à la nation, le fonder, certainement du côté de l’histoire, sans compter que sur le plan littéraire se poursuit la catastrophe. Je peux concevoir que sous-prétexte d’une victoire sur le colonialisme, ils se sentent capables de l’écrire, alors que les enjeux d’aujourd’hui sont une…
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Tous les jours j’entends des propos semblables, injurieux, mise en garde, menaces, diffamations, que tous les jours je me fais avoir par leur manipulation, que je suis millionaire, que je pèse des millions, qu’ils vont faire venir la police, l’huissier… , que je vais voir et finir sous camisole ou en prison… , et à…
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Je crois que j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : Les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. La honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans ! Inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre…
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ton corps bouge des portes délabrées ton cœur bat sur la brise qui frémit tu respires nervures qu’importe tu mufles te voilà sauvé s’il ne reste qu’une phrase un mot comme un passage ailé ça serait biffure comme les enfants avec des brindilles qui croient un petit peu des bouloches glissent dans l’allée centrale du…
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à des compagnons de voyage sous la Petite Ourse… , heureux séjours comme se prendre la main l’un à côté de l’autre sur un lit demain nous aurons le jour et nous serons… , avec nos lèvres scellées nous nous embrasserons encore nos lèvres qui recèlent le secret des mots donnés la nuit : Rien…
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à Ghiles. nous ressassons et le temps file nos pensées il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées et nous sublimons au-delà de nos forces l’univers de quelques objets faits de souvenirs elle et ma médiocrité, nous vivions heureux ! je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté avant que tout…
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Je me rends à la pharmacie habituelle, j’y retourne pour échanger des médicaments d’un autre laboratoire. Les boites ne sont pas ouvertes et ils ont la gentillesse et une certaine malice à me revoir, en retard. Comme j’ai pris un rendez-vous pour vendredi passé. En me les procurant la semaine d’avant, j’entends le pharmacien dire…
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Une apparition, la lumière prend d’autres teintes. J’entends d’abords le bruit de ses bottes, je ne sais encore rien d’elle, à part les cheveux colorées bleues et blancs, ses yeux qu’elle cache bien, fixées droits devant. Je traverse sur le trottoir d’en face, j’essaie de respirer, en balayant avec mes yeux de gauche à droite.…
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Désolé, à l’instant, je vais bouillir de l’eau, il est 07H02. Le 2 est le chiffre idéal dont j’ai honte d’avouer m’en penchant. L’étrangeté, l’inconscience, peut-être la naïveté d’y croire encore. Et Je passe sur les schémas qu’un divorcé et part la suite un célibataire peut en magasiner. Je traverse les ruelles sous le soleil…
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Le navire sombre je ne sais où, en ébullition ! Je décide de prendre le bus, j’ai un pass. Il tarde, j’attends un peu et j’entame une approche avec une femme, un bandeau à la cheville, debout, des écouteurs sur les oreilles. Je lui demande seulement l’heure de l’arrivée du prochain. Le premier mot qu’elle…
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Au matin, j’ai faim, surtout. Je temporise. Puis je vais à la boulangerie, espérant qu’elle est ouverte et qu’il y aura un sandwich. Sur l’allée de la résidence vers celle-ci, j’essaie de voir les dégâts, s’ils sont visibles. Étrange, le plat, l’air est pale. Tout me semble à l’ordinaire ! J’ai un oeil tellement différent…
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De la journée à la nuit, du 29 au 30 juillet, il y a eu des bruits de voisinages. Des nuisances sonores, rien de particulier ou qui ne sort de l’ordinaire. Je ne sais d’où elles proviennent et je ne sais la nature de ces bruits. Les stores sont fermés, pour cause de chaleur. Au…
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à Mouh Saîd. pourquoi vais je ainsi d’un pas pressé, un sac derrière le dos je trotte et marche, là où il faudrait que je fredonne. Un air pour de l’air au passage de minimes grivoiseries. Je crois que j’ai envie d’être extirper, non par la réussite. Aussi, pour qui ? Pourquoi ? Si dérisoires…
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Je crois que mes écrits sont jusqu’à ce jour de jeunesse, malgré un vif regret ne valent presque rien, sinon qu’elles sont bientôt aboutis. Le temps est venu pour moi de n’espérer qu’une cellule … , la sédation et la musique ! Vous y voyez peut-être du François René C. Le Marquis ? Mais je…
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Je me lève d’un lourd sommeil, il est envieront 21h. Je déverrouille le tel, à 12 caractères. Pas de mail ou autres ! J’ai oublié si j’ai déjeuner ou pris un café ! Il dit, attention, tu as pris ton café. L’un d’entre eux dit qu’il y a un huissier. Le greffier, c’est moi !…
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Cet aprèm, le médecin dit que je t’encule. Toujours en cet après-midi, le voisin dit tu vois que l’on t’encule bien. Il dit que je suis ton père. Il dit que je suis engagé par ton père. Il dit que tu as perdu ta vie, que tu es foutu. Je me dis que j’ai froid.…
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j’ai fait de ce petit recueil une chimère qui me dépasse et qui est nourrit de fictions je reviens vers toi, Prophète de l’Eternel que je ne peux échapper à mon destin qu’un certain temps et l’issue ne sera que plus fatale ce recueil, comportera quelques poèmes il commencera avec cette épigraphe : Quand vous…
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Une lampe qui éclaire dans le noir permet de voir à une certaine distance et de considérer les ténèbres autour ! Source inconnue. avez-vous déjà entendu quelqu’un dire qu’il mange de la raclette à son travail les rites et les pratiques barbares sont mon quotidien supra-réaliste il me revient la poésie qui demeure un mystère…
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il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort je ne retenais les prénoms qu’après une fréquentation continue je reçois à présent un coup à chaque terrible annonce sur les réseaux et ma conscience s’alourdit de leur disparition je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine pour entendre les prières et les habituelles incivilités mais jamais la…
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de quoi vais-je accoucher à quoi je fais face qu’elle est cette terreur et que je kutup là dont le visage est la poésie l’idéal amoureux même de résistance ou simple délire mais je n’éprouve et que je kutup là rien de semblable ma colère noire plus que le noir des nuits sans étoiles plus…
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lors d’une soirée d’été invraisemblable de celle qui enchante nos cœurs nous nous sommes dirigés vers Tigzirt-Hôtel au bord de l’eau avec de la hauteur sur le ciment dans le cabaret comble il y a des musiciens et des jeux de lumières de projecteurs nous avons quelques argents dans nos portefeuilles prévu depuis l’après-midi genre…
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et voilà soudain une femme meurtrie mon cœur une autre me sort de mon inertie et encore sans artifices ni ruses et surtout sans ombrages comme l’ombrage dissous des couleurs après l’orage plus jeune avec des copains livrés à nous-même au carrefour de nos vies on discute des richesses et des infortunes et surtout sur…
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une guêpe choisit sa mort en face d’un mur de brique elle est délogée et pimpante jeune à se crever les yeux dans cette vie entre quatre murs où je cogne la tête le tour est vite joué par avance dés l’enfance l’apiculture attira mon oeil papillonnant je dois être l’oeil de la chandelle pour…
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j’ai lapé du lait Et c’est ma tasse // j’ai lapé de l’eau Et c’est ma tasse // j’ai lapé du miel Et c’est ma tasse // j’ai lapé du cacao Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la bière Et c’est ma tasse // j’ai lapé de la sanguine Et c’est ma tasse…
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je ne lis presque plus je picore je glane ! j’emplette toujours les mêmes livres au moins 2 fois un camarade écrit des fiches de ses lectures qu’il me transmet je ne dis pas que ceci ou cela est meilleur sinon que je lui serre de pochoir les histoires ne m’intéressent plus ne m’ont peut-être…
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une autre voix dit : Personne ne cherche après toi une autre voix dit : NTM. Tu vas le regretter et tu n’auras jamais d’intimité une autre voix dit : Tu es un chien, tu vis comme un chien, tu manges comme un chien une autre voix dit : Il est fou, perdu une autre…
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une merveille qui resurgit des griffes du temps la plus cruelle et mordante déesse oubliée ce que l’on peut appeler un buste sans l’endroit une femme simplement que l’on aime l’attente exquise et l’esquive du maître d’œuvre où posait-il fébrilement ses mains ? une ombre bleue glisse sur son sein gauche et noyée qui ensorcèle…
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à Joël Z. je sonnais par crainte d’ouvrir… , le gars // comédien // barbe de quelques jours // cheveux long // onduleux // le il ou ce je // qu’importe // ses tripes // male et une pièce // nous devant // le roi des devants // quel drôle de coïncidence à rebours //…
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poète // poétesse // poète artiste // poète plasticien // poète performeur // poète musicien // poète comédien // poète trouvère // poète troubadour // poète du sud poète du nord de l’ouest de l’est // poète en exil // poète expérimental // poète en terre natale // poète urbain // poète voyageur // poète…
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la mort depuis ton départ aux cieux // depuis une après-midi à Sarlat // depuis l’arc en ciel à Saint-Michel // depuis le pont Haudaudine // depuis la gifle reçu d’un voisin ( six pieds sous terre à présent ) et de beaucoup d’autres // depuis le licenciement de FranceLoisirs // depuis le sapin abattu…
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que les poètes et poétesses s’éternels // que les génies s’éternels // que les compositeurs et la musique s’éternels // que les créateurs multimédia s’éternels // que les artistes s’éternels // que les nobels s’éternels // que les mathématiens s’éternels // que les architectes s’éternels // que les céramistes s’éternels // que les photographes s’éternels…
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une femme cette après-midi dans le centre-ville extravagante et belle levait les yeux au ciel et regardait les nuages éparses elle tenait une bouteille d’eau minéral entre ses mains vêtue comme Maryouma de couleurs pastels j’étais d’humeur sombre les yeux grands ouverts, érectiles ! je la distinguais parfaitement au milieu des autres gens elle était une…
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mon portefeuille entre les mains, je me réfère aux couleurs de mes cartes et des billets qu’il faut dire rares comme j’évite certains compartiments, comme ceux des photographies et les derniers mots sur papier de mes ex compagnes comme tout est un fatras, j’évite aussi de le sortir de ma besace lors de mes passages…
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ainsi sorti d’un mauvais rêve d’où ne reste que le noir, comme depuis quelques jours, je dis, je m’entends dire : La dernière misère du monde, il te reste un surplus de balles, même de petits calibres ! suivit de près par l’idée qu’elles ne serviraient à rien je sors du lit. je prépare mon…
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depuis ma petite barque depuis les odeurs de mon petit lit je tangue je vois une jeune femme qui ne peut danser on l’a rassoie pale devant la baie vitrée aux alentours des années 90 je n’ouvre pas les yeux j’écoute distrait un jazz depuis mes cervicales très cuivré très ancien pam pam je tombe…
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un temps samsong un temps samsong un temps historacle un temps mortaise un temps chasse d’eau un temps sieste hors champs
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C’est si improbable que ça De mourir Sans faire la queue Dans le cours Du temps De la faucheuse ? j’ai fait la queue pour du pain // j’ai fait la queue pour du lait // j’ai fait la queue pour de la semoule // j’ai fait la queue pour manger // j’ai fait la…
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le jazz s’écoute communément les soirs de longue mélancolie et éventuellement accompagner d’un verre cérémonial comme du whisky ou autres le jazz m’apprend à écouter mes notes à élargir mes émancipations il s’écoute aussi en compagnie d’une étudiante en lettres modernes qui se faufile par ici je suis tellement bordélique et sans heures que je…
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dans ma cylindrée dernier cri, une électrique savoyarde ! j’écoute des mélodies dans mon poste radio comme ce qu’on pourrait appeler un homme riche sur les longs quais de Bordeaux je rencontre une troupe de filles en jupe courte je suis jeune et fort, un pharaon ! lequel a encore de belles années devant lui…
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à l’heure du crépuscule du soir je suis en terrasse et il y a un léger vent quelques regards complices j’entends du japonais sur la musique de Imagine, une voix délicieuse je repense à mon ex-femme, comme déjà bien corrodé ! j’accorde de l’importance à des choses qu’elle a semée je dégage une odeur de tabac…
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à Nawel. j’aurais pu être toi, comme toi tu es en toi protégé par ta veste de gangster New-Yorkais tes cheveux gominés et tes traits juvéniles je t’intrigue autant que tu m’accapares je devine presque ton désarroi où nul n’a la solution on marche l’un derrière l’autre, vraiment tout près ! cela ne ressemble en…
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à Oussama. je ne supporte rien d’autre que l’insupportable et je m’efface devant l’histoire à une seule vitesse et… , la colère gronde dans mon cœur ! je chemine vers le tourbillon noir de l’oubli mais que l’on me pardonne les crimes abominables commis jusqu’au moindre geste sans grâce qui feront encore des ravages pour…
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l’été les fenêtres sont grandes ouvertes je porte une cape transparente et chiffonnée et mon bermuda est humide je pleure et halète péniblement, apeuré la voisine de mon quartier cuit du riz dans la cuisine familiale le vent fait gonfler sa djellaba à petits motifs amusants comme un drapeau aux couleurs indéterminés je suis perdu…
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comme moi, tu savais peut-être que le mot amour ne voulait plus rien dire ou ne nous disait plus rien nous étions trop sauvage pour nous reséduire tes rougeurs : le grain de ta peau // les gravas du jardin public : les canards dans l’étang // la nouvelle vague : Agnés Varda // le…
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je m’interdis de lire – A. par peur de lui écrire et la vexer l’envie ou le désir sont trop forts peut-être, simplement, qu’elle ne veut plus entendre ma voix ce n’est pas de l’amour propre, à elle seule cela suffit je ne like pas ses postes, aussi ! je ne suis plus marié, à ma…
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tu sais où va le train des choses ? je n’ai pas compris, un plat de poissons et des crêpes sont le summum ? je n’entends rien, sinon que la désolation s’abatte et se norme je n’en mangerai plus, non par soutien ! seulement en homme qui pense à toi, désolé par ce spectacle macabre,…
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j’ai appris à me laver récemment. en fait, à 37 ans, j’apprends encore, sinon ce n’est pas une raison de souvent le faire. je me baigne dans al bi’a ( faune ). à la sortie de Villenave d’Ornon, allant vers n’importe où, sauf à Tataouine ! quelquefois dans ma barbe, je me prends pour Moussa…
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si proches me semblent les siècles, aussi proches qu’une respiration, ou les battements d’un cœur, – Nous y baignions ! et si proches sont leurs poètes, mêlés en d’autres lieux et dans d’indéchiffrables guerres l’un d’entre eux est déterré avec son carnet, sous l’œil vigilent de témoins, pour ses mots, rien que ses mots !…
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sur la plage de Tigzirt // sur la plage d’Azeffoun // sur la plage de Béjaïa // sur la plage de Dellys // sur la plage de Jijel // sur la plage de Tichy // sur la plage de Djinet // sur la plage de Zemmouri // sur la plage de Boumerdes // sur la plage…
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bonne nuit Arman tu as raté le tournant vers la prose // bonne nuit Villenave d’Ornon tu as raté en arrachant un arbre familier // bonne nuit France tu as raté en promulguant la loi sur l’immigration // bonne nuit Europe tu as raté en faisant de l’universel du christianisme // bonne nuit Terre tu as raté l’après pandémie…
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Ça ne pond pas – Ça ne décolle pas ! Qu’est-ce qu’il faudrait, partant de la colle et s’en arracher ? Tout est dans la poussée, quitte à y laisser la peau Au pire, peut-être un membre J’aime les maquettes de fusées de M. Electronic, plus que le plomb sous la fusion d’un conducteur Le…
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Je ne lui parlais jamais de mes effractions, comme de notre rencontre, lorsque tout commençait On était en proie, le temps d’un détour, – Me sera-t-elle une couleuvre ? Je le pairai, peut-être C’était entre ses bras, aléatoirement, que mes nuits trouvaient secours, avec ses mots. A – me rendait un homme Elle se tenait avec sa maison qui était comme à…
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Seul, parfois, comme la vie qui laisse des traces, au travers des nostalgies Lointain comme un parfumé, un écho au clair de lune, paisible où préfigure une giclée de semence rance Je reviens sur un nuage qu’il faudrait refermer, pour me recueillir en silence avec mon corps qui drive Les blanches bougies se répandent sur…
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J’entends du blues qui tombe étrange dans mes oreilles, les creuse toutes à toi suspendues Je n’omets de l’esprit du renard que sa queue ! C’est mièvre comme une praline ou une voix Une période à revoir, compliqué, rien ne va plus ! Qu’importe où tu te situes, toi, la seule, une lie de ce…
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Je revisite les fleurs des tombes et leur panda géant, comme en Guyenne C’est de l’intuition, de l’ouïe, ceux derrière l’étoffe Je me désillusionne des fausses communions, puisque les chants se font debout Je regrette et me sens transi qu’il fasse si froid, que la bise balaie à l’arrière-saison Je crois en l’homme talentueux, nécessiteux,…
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Est-ce ainsi que se dérouler tous nos dîners ? Sans doute, et puis une autre est venue, salvatrice Elle s’est emparée de mon cœur, de toute part ! Peut-être que ce soir elle me rendra visite Je rejoins pour l’heure les déboires d’un ami esseulé, blessé en son âme de rossignol dubitatif qui cherche des…
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Tu m’apprenais par cœur le mystère de la voix de l’homme et la voie des chemins qui mènent Je revoyais ta grâce de reine à l’horizontale dans une mare aux grenouilles et devinais ton sourire Tu me disais que je n’étais jamais réceptif, et que c’était dû à mes outrages J’interprétais ceci comme : Va…
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Je m’assure du monde Je m’assure qu’il va bien, qu’il chante tant bien que mal, qu’il rêve de ses irrémédiables instants de bonheur qui se raréfient ou qu’il imagine des stations inexplorées La poésie comptera au cœur de l’humanité, à l’esprit des vents L’exotisme change, ô terre des conquérants ! Je voyage à l’intérieur de mes frontières…
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Je m’interdis de penser que ce ne sont là que des mots, que je n’ai rien pu réaliser à tes côtés Je charbonne ainsi sous la vigilance de tes yeux, de même que tes paupières qui s’encrassent Je retrouve en lieu ton sourire reprit, ton écho alaire qui se répand autour Je t’y retrouve étalée,…
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J’ai longtemps observé les constructions de ma banlieue, le paysage, les lumières du soir et les bruits qu’elle résonne Ah, les étourneaux qui surfacent ! Des couples, bien sûr Je n’ai jamais rien su déchiffrer, avec l’intonation des voix, les visages et les gestes de la main, ce n’est pas si évident une main ! L’entre…
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Il – l’aimée pour mousser du vert Il l’adoptera peut-être comme une douleur plus intense que le tout autour, plus ancienne qu’il galvanisera Il finira moins flétri, moins chauve dans un linceul Il vacillera en ses matins d’un noir total, avant de lui sourire de sa fragilité, lorsqu’il se fera embûche Il lui faudra s’y…
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Je referme les yeux dans tes yeux ! J’ouvre un ciel dans ton cœur ! Tu n’as jamais cessé de partir, sans rien emporter de mon amour, sans quoi tout peut changer J’espère encore ta venue De t’aimer, je le crie partout, sauf vers toi ! L’étroitesse de mes pensées m’épargne moult soucis, monsieur Moult…
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à Mokrani. Sur le rivage soufflait un vent frais… , sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou ! Le caillou au bout de ton sein, le caillou de la nuit, de cette nuit-là ! Je m’en débâtais n’importe où ! Sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou de mes nuits,…