l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Allez… , allez… , allez… !

il se réjouit du peu qu’il devine des gens, presque île en désolation. il est convaincu que rien n’arrive par hasard, une évidence pressentie, sans jamais rien atteindre

il sait que cette histoire est mêlée de son dernier amour naïf. il lui suffit parfois d’une rose échangée contre une lecture pour que son âme soit liée pour l’éternité

il chantonne les feuilles mortes de Paul V. il voit les étoiles de Vincent V. G. la lune a l’apparence d’une femme, seul prévaut l’enchantement de sa rencontre, indéfinissable

il pose sa tête au sol à la nuit tombée, pleine de réminiscences d’archange et malmenée par des sommets lubriques, comme celui qui a un aperçu du paradis et abdique

il est un rêve qui s’oublie sur la chaussée, est-il une dramaturgie, et qu’elle rêve ? il finit en s’allongeant sur une berge instable. il pleure peut-être de ne plus jamais la revoir



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