l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Être limite au-dessus du cou

à Nader.

je doute à présent de moi en parcourant le monde, mes yeux ouverts et mon âme vibrante de ses trésors inexplorés et couverts, même de la petite et innocente rosée

longtemps et reclus dans les murmures d’un mal logé, je n’ai jamais compris l’esthétique d’une poignée de feuilles qui font un ensemble harmonieux, sous un ciel parsemé

je poursuis cet instant d’éternité d’une grâce renouvelée, les nuits sans pareille glissent irrémédiablement et bientôt incommensurables. je tiens encore à le croire

je me lève lentement de mon siège pour prendre un recueil hors du temps qui plante une graine, une complainte maladive. je fraude tous les trains, la vie comme une escale

je me laisse être au firmament, sans germe et sans aucun remord dans le cœur. je me rend compte qu’Ulysse avait un équipage et des compagnons de voyage



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