à Nader.
je doute à présent de moi en parcourant le monde, mes yeux ouverts et mon âme vibrante de ses trésors inexplorés et couverts, même de la petite et innocente rosée
longtemps et reclus dans les murmures d’un mal logé, je n’ai jamais compris l’esthétique d’une poignée de feuilles qui font un ensemble harmonieux, sous un ciel parsemé
je poursuis cet instant d’éternité d’une grâce renouvelée, les nuits sans pareille glissent irrémédiablement et bientôt incommensurables. je tiens encore à le croire
je me lève lentement de mon siège pour prendre un recueil hors du temps qui plante une graine, une complainte maladive. je fraude tous les trains, la vie comme une escale
je me laisse être au firmament, sans germe et sans aucun remord dans le cœur. je me rend compte qu’Ulysse avait un équipage et des compagnons de voyage

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