l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Ta caresse qui ne se posait pas

j’errais sur les boulevards, je pensais à toi… , je te voyais partout, tu n’étais pas là ! tu étais une barque, un tram, un Boeing, pour me transporter vers un pays oublié

j’errais parmi les gens au consulat, je rêvais de toi… , j’étais encore jeune pour une si vieille histoire, rendu détenu de ce qui n’existait plus, pourtant en m’y heurtant

j’étais mal devant mes médecins, j’espérais ton empathie. je ne savais rien conclure sans les autres, à l’étranger et privé de toi. je m’en retournais en fredonnant ton nom

comme tout était noir, les nuits, la tristesse. tu n’avais pas idée du sang qui coulait et se versait sur les tables, des aliments purifiés, fumants ! je portais lauréole d’un orphelin

c’était le silence ancestrale du puits abyssale, un noir tombeau martelé. j’étais un bout de peau, une membrane solitaire. je me vidais, – de quoi ? personne ne pouvait répondre

ô fleur magnétique

sur qu’elle île paradisiaque pousses tu ?

j’irai te cueillir aux sommets

au vu et au su de tous

sans peur de mes peurs !

et je croiserai le haut et le fort

à l’idée de la mort

comme un soldat, un vétéran, – est-ce que tu avais la vertu

des femmes de soldats ?



2 réponses à « Ta caresse qui ne se posait pas »

Répondre à Aichaoui H. Arman H. Annuler la réponse.

Bienvenue dans mon atelier !

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