l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Je n’étais au fond… ,

je n’étais au fond que ton amant qui se dépréciait, s’affichait avec ses lutineries. un coffret enfermant des salubrités, – salivante était la Marseillaise, salivant était ton sang

je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, tracté par tant de tes visions. j’étais de tes passions que j’enfilais comme des capsules, depuis le banc des absents

j’épelais ton nom dans nos draps, cher amour, ma louve ! je croyais que le soleil m’abandonnerait à mes abstractions, tandis que mon âme se desséchait, saoule

j’écrivais encore, encore sur mes palettes de beurre, boulinant ! avançant par petits crans, un exilé voyageait. c’était les passagères du soir, le parfum des melons, les parasols

l’un de mes cousins dort sur le lit à côté, est-ce ses rêves où je ballote d’un horizon à son pendant ? à quoi bon le réveiller pour se raconter, en ces moments de doute, de transition

je ne suis que mon poids d’écailles, sinon un clown

au quartier, tantôt je manquais

comme tant d’autres questions

à l’adresse de l’éternité

qui me taraudaient

l’instant d’avant de m’y plonger

comme celle où j’en étais ?



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