l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Les façades d’Alger

à Ramzi.

il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur

il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son fluide mystérieux. le sol d’asphalte n’opprimait pas son ombre

les plus anonymes étaient autour d’une statue noyée dans un bocal d’algues, l’écoutaient prophétiser une énième fin du monde. un Rai circulait dans les habitacles

lui comme moi, comme quelqu’un d’ailleurs, comme toi, on rêvait de croiser une sœur, une graine pleine d’une vilaine histoire à nous raconter et vibrante d’amers soleils

je devinais à son aura de feu et de glace qu’il éprouvait une perte, alors que la capitale de la frénésie est ainsi devenue, un spectacle pour le spectre des moutons noirs



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