l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


On aurait dû aller à Vérone 

qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette !

j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais que rarement

je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. elle était sur l’herbe des heures durant, presqu’ile lointaine, désentravée

elle portait dans son cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait et changeait de radio comme les sauts d’une sauterelle

je quittais son univers avec précaution, insinuant qu’elle me rendait nerveux. je me revoyais parfois rêver près d’elle, non, vraiment, pas très loin d’ici

elle était jolie

et rouge

elle m’avait choisi

elle avait

elle s’était refaite

elle était ma Philomèle

en rossignol



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