qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette !
j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais que rarement
je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. elle était sur l’herbe des heures durant, presqu’ile lointaine, désentravée
elle portait dans son cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait et changeait de radio comme les sauts d’une sauterelle
je quittais son univers avec précaution, insinuant qu’elle me rendait nerveux. je me revoyais parfois rêver près d’elle, non, vraiment, pas très loin d’ici
elle était jolie
et rouge
elle m’avait choisi
elle avait
elle s’était refaite
elle était ma Philomèle
en rossignol

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