à Zoubida.
il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement
il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, s’attelant au granite des consciences
il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris
il aimait promener son regard sur les bateaux amarrés, entre les quais ou à la pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en riant avec l’aube entre ses bras
la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des révolutions tronquées. paisible, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger

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