l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Qu’importe si je te vois comme mon amoureux

à Zoubida.

il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement

il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, s’attelant au granite des consciences

il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris

il aimait promener son regard sur les bateaux amarrés, entre les quais ou à la pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en riant avec l’aube entre ses bras

la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des révolutions tronquées. paisible, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger



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