Le navire sombre je ne sais où, en ébullition ! Je décide de prendre le bus, j’ai un pass. Il tarde, j’attends un peu et j’entame une approche avec une femme, un bandeau à la cheville, debout, des écouteurs sur les oreilles. Je lui demande seulement l’heure de l’arrivée du prochain. Le premier mot qu’elle prononce est pardon. J’ai dû la connaitre dans une autre vie, une connexion s’est établie. Elle est peut-être en communication. Je l’entends dire, envoie-le chier ! Je ressors mon téléphone, m’assoie sur un banc, – Pourquoi j’ai parlé à cette femme ? Un ami m’a écrit du pays. Il me dit souvent qu’il course, travaille, me parle du climat chaud. Je lui réponds en le saluant et j’espère échangé et parler avec lui ce soir. Je suppose que lui aussi n’accrochera pas. La femme me dit que le bus est arrivée. Je la remercie en souriant, malgré ma myopie, j’ai vu le geste de sa main. Le geste d’une femme qui fouette au sortir du lit, à qui j’ai ouvert la porte un matin. Et j’omets. Je décide de changer de direction. Après coup, je réalise la manoeuvre subtile d’un homme dans sa voiture de collection, il me semble que c’est un écrivain. Un sourire, un hochement de tête de sa part. La messe est dite ! Je me retourne les bras croisés. Je me dis tant de gens attendent de lui, rien de moi. Et une confirmation que le moyen de s’en sortir de ce labyrinthe est de chiasser
* inspiré

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