Une apparition, la lumière prend d’autres teintes. J’entends d’abords le bruit de ses bottes, je ne sais encore rien d’elle, à part les cheveux colorées bleues et blancs, ses yeux qu’elle cache bien, fixées droits devant. Je traverse sur le trottoir d’en face, j’essaie de respirer, en balayant avec mes yeux de gauche à droite. Un groupe de copains jouent à la pétanque. Je ne les connais pas, ils m’ont de suite repérés et insultants. J’ai baissé mon regard, non pas moins par fierté. Pendant un instant, j’ai oublié cette allure coupe gorge, aux sac à dos trois fois plus grand que le mien et dont je me plains. Sa peau blanche comme une oie, osseuse comme une mente religieuse, avec une aura forte. Je vois sa silhouette amincie s’éloignée. J’entends un crachat et des injures à peine audibles. Je m’éloigne aussi. Quelque pas plus loin, je souris. A vrai dire je ne sais pour qu’elle raison. Je n’arrête pas de sourire, elle est stupéfiante. En retournant vers ce qui reste d’un chez soi, il pleut. Puisque tout dérive, l’impression que j’ai perdu la notion des saisons. Le soleil entre les nuages intervalle. Il neige aussi, sinon que cette fois ce n’est que sur moi, quoi faire sinon vivre l’instant. Il y a des travaux sur mon chemin et de la poussière s’élève, el robar, blanche, comme celle qu’à fouler mes pieds nus étant enfant. Je décide encore une fois de changer mon chemin
* inspiré

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