Je crois que j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : Les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. La honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans ! Inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre insignifiance qui ne dit rien. Nous dérivons, voilà tout. Je ne vois pour ma part à l’instant que le droit de partir ou en finir, une tentative désespérée qui découle. J’avale chaque soir des pilules, comme les gens qui s’en foutent un peu. J’envisage de faire une sculpture avec les emballages, si cela n’est pas de la résilience, que suis-je, etc. Et pire que de ne pas désigner, ne pas tenter simplement d’écrire, de dire. Ces séquences relatées ne sont pas plus importante qu’une autre histoire, mais ce qu’on en fait… mieux vaut que personne ne sache ! Je tiens aussi, fraternellement, de loin peut-être de l’histoire des juifs, de la marque au poignard sur le nez


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