l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Où est le bien ou sur la mauvaise route XX

Je crois que j’ai sacrifié dix ans, des sommes considérables, pour monter dans un camion poubelle, le mien, rien que pour vivre et réaliser l’un de mes rêves. Cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière. Des années durant lesquelles je faisais taire mes envies d’écrire ce que j’espère de la poésie, quoique je glanais par-ci par-là… , j’apprenais des hommes qui exerceraient un métier considéré comme dégradant. J’étais dans l’entretien de l’environnement, voilà ce que je disais. On se considérait bénis lorsqu’il pleuvait, les déchets pesaient trois fois plus lourds. J’aurais jamais pu vivre dedans. Ils n’avaient rien compris ceux qui disaient que ce camion était comme mon enfant. Ou que je devais le lécher avec ma langue. Mais rien que ça, je l’ai fait ! On ne savait pas toujours ce que foutait le cul de mon camion, sinon qu’il ravalait le surplus des habitants. A 37 ans aujourd’hui, mon âge commence à me paraitre flou, vague



Laisser un commentaire

Bienvenue dans mon atelier !

Articles récents

juillet 2025
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Newsletter

Inscrivez-vous pour découvrir les derniers articles de blog et du contenu exclusif. Dans votre boîte de réception !

Adresse e-mail