Ce jour où j’apprends le triste incident. Je suis en panique concernant mon devenir. J’ai appelé la police, en parallèle d’une peur bleue des interactions sociales. J’ai lus mon texte en balbutiant au téléphone, que j’ai rédigé au préalable. J’ai raccroché, bredouille, démuni, sinon avec quelques consignes, et appeler le 17. Je sors. Je redescends de l’appartement et je croise des voisins, de palier, une femme et son fils. c’est à ce moment là qu’ils m’intriguent. Le fils, un jeune homme qui parle vite. Ils ont les bras emplis de conflex et autres, genre pour un régiment. Je connais pas leurs noms. Étrange, le bruit à envahi les espaces. Je passe devant un petit jardin, il y a cette fois-ci des tournesols, rien qu’un plan. Et j’omets. Je prends une photographie de pas sur l’asphalte. Il y a trois semaines, au même endroit, j’ai pris à la sauvette des cornichons et des noisettes. Et j’omets. Et je ne me l’explique plus. Je saisi les mots de celui que j’appelle parfois le minbar ou le coq : C’est elle qui passait le soir Rue Leberthon ! Je me dis que j’ai manqué à une promesse. Sur le chemin j’entends les mêmes invectives, les mêmes coucous aux mêmes quartiers : Deviens fou Deviens fou ! Je rétrograde, un camion qui pèse lourd passe. Étrange, dans les villes, si depuis des millénaires des couches de poussière se sont déposées, l’incommodité, la nécessité de se déplacer ont tout freinés. Et je pense à la femme qui se trouve en ce moment en garde à vue au commissariat. Je rentre avec la résolution de déménager. Quoique je peux respirer encore, agir, dormir ou de veiller, de manger, de suivre des soins ou pas, de me déplacer ou de me promener… , jusqu’à là rien n’est grave, mais les choses se sont fichues


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