l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Ils avaient l’air aussi de se repaître de tout. Je buvais une tasse de thé. Je n’envisageais aucune reddition, le seul et libre était toute mon intention. Je demeurais l’intrus puisque j’avais choisi le chemin des continents au vue et au su de tous, – La poésie pouvait elle vivre sans cela ? J’aimais à évider le réel. J’incarnais le drôle de martyr d’un automne qui agonisait, une boursouflure. Je n’avais plus le cœur à rien, à l’ambiante hypocrisie lorsque je m’y referais. Je ne demandais qu’un renseignement. Ils se tordaient au lieu de fournir une direction. Mes poésies gagnaient en transmission grâce à l’écrit, elles s’amputaient également en spontanéité et fraîcheur, à l’inverse de la performer ou de l’orale. Je repensais au terrain vague des nègres voyageurs, ils ne fréquentaient plus l’école, peut-être que l’on partageait les mêmes déceptions : Rien à en tirer ! C’était ce que disaient les professeurs. Les retombées se voilaient d’un pauvre sarcasme. Les retombées nous déchaîneront !



Laisser un commentaire

Bienvenue dans mon atelier !

Newsletter

Inscrivez-vous pour découvrir les derniers articles de blog et du contenu exclusif. Dans votre boîte de réception !

Adresse e-mail