l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie


Je versais mes larmes hâtives sous leurs pieds noirs que rien ne changeait. La voix était d’un timbre de tabac brun. J’étouffais mes cris. Aussi abrupte que cela pouvait paraître, il n’y avait pas de bons ou de mauvais poètes. Pour cinq heures de temps, j’étais prophète. J’écrivais cependant comme un peintre. Ils concevaient avec ces appellations les ersatz d’une fraterie, ou le pire imaginable, une appropriation. Il n’en demeurait pas moins leur promiscuité. Je n’avais jamais fait pareil, sauf lorsque je refusais de les voir. Je descendais fulminant vers mes concaves reculées, une fumée qui se faisait aussi rare qu’une paire de fesses. Je rencontrais un géant avec des pieds symétriques, le sol était couvert de verres, des éclats. Le nauséabond thoracique des marécages me ralentissait. J’anéantissais ma respiration. J’implorais sa miséricorde rien que pour cet instant. Je revenais à l’eau verte avec une odeur d’égout qui sculptait les corps hypnotisés, les plots de départ jonchés de matérielles de nage de façon chaotique, toute l’étendue de mon attention s’y portait. Je recevais la confirmation d’un don vivifiant, l’esprit de le bravait m’enthousiasmait. Lorsque j’y pensais, je disais quelques uns passaient et d’autres qu’on avaient oubliés



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