l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

  • À la maison hantée

    Je prends une vidéo des employés du centre d’hébergement d’urgence, pendant qu’ils déjeunent en tête à tête d’une pizza à l’office. Un homme et une femme, souriants comme les reflets de la lumière sur des vitres. Le Monsieur sort et me suit dans l’escalier. Arrête toi ou je continue à te suivre jusqu’à la chambre ! Je ne connais pas son nom. Il me demande pourquoi j’ai pris une photographie ? La plus part que j’ai croisé ces derniers temps, me donnent l’impression qu’ils pensent trop, sans savoir. Je réfléchis et lui renvoie, parce que je vous trouve beau. D’accord mais dis moi la vraie raison ? Déjà j’ai failli avoir une pneumonie. Tu sais qu’il est interdit de prendre des photographies dans l’enceinte. Personne ne me l’a dit. Personne ne me dit rien, ou ne me parle ouvertement. Pourquoi, je répète ma question ? Parce que je vous trouves beau. Parce que je vous trouve beau. Parce que je vous trouve beau. Bon, peut-être ! Je n’ai aucun mot de travers concernant ce terme. Jusqu’à ce que je vois son regard. Il s’en vient ensuite avec une phrase à peine audible : Menace, ennemi de la république ! J’ai entendu et il me semble qu’elle a été prononcé au milieu d’une haine imprononçable. C’est moi la menace ? De quoi en parle ? Est-ce que je me trouve sous ta tutelle. Consultes tes supérieurs ou ton avocat ! Je ne suis pas en état pour quiconque, pour l’instant. Qu’ils aient payé leur déjeuner de leur poche, ou pas ? Je m’en fiche. Le plus étrange et bizarre, est qu’il m’a demandé d’effacer la photographie, au lieu de la partager avec eux. Sur celle-ci, ils avaient l’air décontractés et joviales

    De là à avoir de l’inquiétude, ce comportement paranoïaque. Et puis, merde ! Ils ont le temps de prendre un repas ? Est-ce qu’ils passent un agréable moment ? C’est ce qui me traverse. Je me dis peut-être qu’ils passent leur saint Valentin. Il me parle pourtant avec virulence, l’homme à la tête fourbe, ou plutôt la tête d’un brigand des 40 voleurs, limite hostile. Il aurait dû me laisser tranquille, faire du mieux que je peux ce que je fais. Comme si je n’existais pas, la lentille de la caméra le permet, m’éclipse. Je ne compte pas la partager. Désolé, mais je te demande d’aller te faire foutre, pauvre mec. Tu ne fais pas parti de mon champ de vision. Je fume une clope, un collègue à lui me convoque. Déjà, comment deux personnes peuvent s’organiser un moment comme celui-ci, dans une période si compliquée. Aussi, le soir, je suis descendu au réfectoire ( Je ne sais pas pourquoi ils me font courir, enfin, en long et en large, de haut en bas ! ). Le couloir et la salle étaient désertes et les lumières éteintes. Personne n’a pris son repas. Enfin, moi, je crois 

  • Elle est de qui l’idée de montrer des personnes s’habiller devant une caméra ?

    J’ai filmé la lune, ce soir comme il y a hyper longtemps. Comment écrire ce qui m’arrive ? Je n’ai pas la force de raconter, de grater. Je suis debout, ne fais que non, je dis non, aussi ! j’ai mal aux yeux. Je me sens partout chez moi, par moment… ,  ils ne l’accepteront sans doute jamais

  • Que tous vous descendez d’un cran, sinon quoi faire ! Reconnectez vous à la terre et la nature. Étalez les nappes, l’heure est aux picnics ! Peut-être qu’un étranger vous demandera à manger, peut-être qu’une étrangère vous demandera à boire ! Les fourmis et les cigales se partageront les miettes

  • Quoi des golfs ? Je suis fuyant comme le – je

    QSDFGHJKLM8451- Vous savez ce qu’il y a derrière ces chiffre

    Un Vol, bientôt je l’espère vers la lumière bleue du ciel de l’horizon oriental

    Je suis fatigué de je ne sais quoi d’être

    Ils m’ont fait allumer comme disait le monsieur dans la file d’attente de la préfecture. Pourquoi, je ne sais pas

    I want ho ho ho non go

    Gille deuleuze jamais lu je m’en fou

    Kant je n’ai pas fini 5 pages

    Est-ce qu’ils m’ont laissé lire un livre de philosophie

    Jaune le ciel ce belle après-midi de printemps,

    J’ai l’air d’un amoureux sur le pont, avec c’était beau,

    Depuis que j’ai fait simplement une merde de dire

    Ce ne sont pas là quelques ardeurs

    Et je ne vais pas, je vance

    Me réconcilier ? Avant cela, j’aurais aimer faire du gouape

  • je vais conserver ma merde
    vous imaginez, selon le chemin que j’ai mené
    je sais que cela a été fait, par un Italien artiste
    mais le contexte et la période actuelle
    est juste différente, phénoménale… .’
    et puis il y a des choses que l’on reprends
    d’autres que l’on voit
    venir ou pas
    et déjà mon ventre me remercie, par pudeur, instinct de préservation
    et j’ai pas envie d’avoir peur des ombres

  • Eleni Marinos est une archéologue et une chercheuse qui travaille à travers le bassin méditerranéen. Son travail se concentre sur la découverte de la façon dont les anciennes communautés habitaient et ont transformé la région.

    Un journal de terrain sert d’espace pour enregistrer les résultats, esquisser des cartes et réfléchir aux fragments que nous rencontrons. Ici, vous découvrirez des informations sur les lieux de sépulture, les amphores brisées, les sanctuaires sous le vent et les villes sous-marines. Parce que l’archéologie ne consiste pas seulement à faire des découvertes, mais parfois, c’est à se souvenir.

    C’est les premiers mots que je lis lors de mon changement de thème, pour un nouveau blog. Je suis hyper content, sinon que je n’ai plus d’ordinateur pour faire au mieux

    C’est une belle découverte, vraiment, surtout que je suis longtemps resté sous l’influence de Emily D. Et Sylvia P. Samira A. Des femmes incroyables.

    Pendant ce temps, moi, je traîne dans la rue, je vilipende la ville à la recherche de frasques.

    Et pour rien que ça, à propos, j’imagine les possibilités que cet article m’ouvre, puisqu’il prélude une forme autre.

  • Giroud

    Il n’y a pas que moi qui vacille sur le Pont de Pierre, de Bordeaux, dessous coule Garonne, aujourd’hui l’eau est montée

  • Est-ce une danse ?

    Je vous disais que l’espace temps est possiblement double
    Et si ce n’est la rotation de la terre
    À l’envers ou à l’endroit
    Je ne m’octroie une pause
    Une seconde
    Seul

    Je ne plaisante plus
    Et puis un mot : vivage !
    Plutôt végéter ou virage
    Et l’échelle des proportion est brouillée
    À cause de qui disait: atmosphère ?
    Les roues roulent ou tournent comme une balle de foot sale par la confiture

    Je ne plaisante plus
    Les immeubles parallèles piquent toujours vers le haut
    Et moi je rêve de cave et d’odeur de fromages

  • Récits interrompus

    Je me réveille en 1980

    Et la première chose que je fais est : Je pleure. Je fais un jogging. Je me touche. Je lance une cassette audio ;)) midi, pour saluer cette matinée

    Je déjeune

  • Une femme, la quarantaine environ avec un imperméable me fait l’impression qu’elle se sentait seule comme c’est un soir de tempête. Je crois qu’elle s’est dit que passer la soirée avec un monsieur… , il me semble que dans le Nord, les familles et les couples font de même. Européenne, belle, peut-être de Grande Bretagne

  • Au-dessus du vivant

    J’ai prié enfant pour que les sauterelles me soient interdites
    J’ai prié enfant pour que les citrouilles me plaisent toute ma vie

    Je souhaitais écrire un poème
    Il y a eu un chant d’oiseau
    Je souhaitais parcourir mes carnets
    Les feuilleter
    J’ai pris mon stylo noir pour dessiner
    Creuser les contours

    J’ai pains de mon épiderme espace vrillé mais là juste au dessus de mon épiderme

    Rat ciel qu’est bleu
    Je vague pont de mes frissons

    Sous le hachich je plane dans un blanc imperméable
    Et si les nuages sont mes pires craintes
    Je viens de voler un sourire

    Qu’est-ce la poésie pour un francophone dans ma langue ?

    Sous le palet de mes correcteurs
    Il y a trois jours, j’ai reçu trois souffles

  • Sérieux comme un sioux

    à l’homme assis près de moi au centre d’hébergement d’urgence

    Je lis. En fait, ce n’est pas de la lecture dite classique. Je lis éveillé. Là, avec plein d’interférences. Mais pas que ! Je rabâche, aussi. Je lis en dormant, aussi. Et parfois c’est moche. Je n’aime pas sortir du lit dans ces cas. C’est peut-être un don. Quelqu’un avait dit un jour un cadeau empoisonné. Mais qui fait valoir un don. Je me lève, et déjà beaucoup de tabac dans la gorge. Je me chrysalide avec la fumée, dedans plutôt, dans les nuages de fumée Ce matin, un peu particulier. Chaque matin est une merveille. J’allais partir. Je commence à avoir des départs ratés. J’allais, cela est suffisant. Je sais un vers, l’homme s’est donné tant de mal pour se faire du bien. Je grinche, c’est déjà un sourire naissant, et ça va durer longtemps. La journée. Tiens, j’ai décidé de ne pas bouger d’ici, au moins jusqu’à l’heure du café Je lis, peut-être depuis mon plasma. J’ai des images de bébés qui me reviennent. C’est une avancée. Comme la vie. C’est pas pour de suite, enfin si je veux mettre mon grain de sel quelque part. Sinon, je m’adopte. Belle promesse, pour moi, à cette journée

  • Je ne suis pas vivant

    Je ne survis pas

    Je vis en mouvance

    Pour rien au monde je baise l’une de vos filles

    Je ne veux pas de l’amour

    J’ai choisi d’aller en chien

  • Pour le Mentrum d’Amsterdam

    Abstractions Colorées
  • Pour le Mentrum d’Amsterdam

    Abstractions Colorées

  • Pour le Mentrum d’Amsterdam

    Abstractions Colorées
  • Je ne veux surtout pas écrire à une fille, vers là-bas, ailleurs où je ne connais pas. C’est que… , il m’arrive de penser à elle, chaudement, sincèrement, parfois je l’imagine dans mon salon, ou sur le lit. Elle prépare du lait. Toujours du lait. Son image s’imprègne bien avec les vents. À vrai dire, je me promène comme un zombie en pensant à elle. Je souris. Je lui souris. Je souris à tout ce qui fait moi, de moi. Je réfléchis à mes créations, sentiments. Je suis dans un monde parallèle. J’arrive avec elle à Poerto, à Rome, à Berlin. Je rêve la seconde d’après que l’on s’est perdus, à chaque seconde. Et ça me va, et ça me va. C’est ce que je rumine : des éternelles retrouvailles… etc. Glacial d’un coup ?

  • Commander : Je fais juste référence à une paire de shoes

    J’ai longuement réfléchi à cette métaphore : On ne change pas une équipe qui gagne. Qu’est-ce que gagner ? Et à quel prix ? Pour cette équipe, ceux du fonds, le mieux est qu’ils perçoivent moins, de n’importe quelle façon et de nature, en veillant sur les intérêts particuliers. Le grabuge, la mousse, les exécutants, tous disparaissent. Je dis qu’ils cherchent ailleurs. Le pire arrive. Et si tu veux prendre l’échelle, évoluer dans une autre atmosphère, ambiance. Tes yeux se sont gavés peut-être trop de leur graisse. Il est dit qu’ils t’agrippent. Alors ? C’est que le jeu continue, ou qu’on y échappe pas ! Dès lors que cela est posé, il y a : Manger ou être mangé. Ils mangent, vraiment. C’est dans leur jus, sans doute, par crainte. Jusqu’à ne plus être d’accord sur rien, et répondent oui pour tout

  • Remerciements

    Tu as été hilarante toute à l’heure parce que ton humour a illuminé la pièce, et tes remarques spontanées ont déclenché un vrai fou rire. Tout le monde a senti cette énergie légère et contagieuse, ce qui a rendu le moment mémorable

  • Slam

    Il ne faisait même plus de phrases
    Parce qu’il allait le faire
    Je te mentais pas
    Mais j’étais choqué
    Abîmé
    Hô frère !
    Hier même

    J’ai un problème 

    Ou une difficulté 

    De quoi on parle ? 

    De tout et de rien 

    De la pluie et du bon temps 

    Alors pourquoi partir ? 

  • Puisque je danse

    Toi
    Ma grâce
    Je voudrais que
    Tu sois
    Plus
    Et plus encore
    Merveilleuse
    Que
    Toi-même
    Puisque
    À toi
    Je peux
    Te demander
    Ce que je désire

    Inspiré
    Juliette B.

  • Crayon – Papier

    C’est quoi le silence sacré pour l’union ? On reste, va ! Sinon je ne l’appelle pas. On me dit quoi voir, on me parle gentiment. Win ? Halalis, sont dans… , suspendus, et parmi ! De quoi en parle ? Aujourd’hui, j’ai revu les pierres de l’Eglise Pey Berland, pour la première fois différemment, de la beauté et de l’émerveillement, de la curiosité, à quelques chose de NTS Radio, et puis merde, je n’ai pas assez de recul, ni le temps de me poser. J’ai rencontré un sans papier, si l’une d’entre vous souhaite se marier ? Je crois que j’ai formulé ma demande honorablement ! Et puis moi, cœur hafgan aux parfums d’opium. Je suis ailleurs, contrairement : J’y suis est la première chose qu’aurait pu dire Jésus, selon le christianisme actuel. J’y serai aussi sous le sapin le 24, enfin j’espère, ceux qui comme moi souhaitent des rencontres. J’ai oublié mon Baudelaire : Je est oubli ? Do Do Do Do Re

  • Reggae

    Je n’arrête pas de
    Traduire
    Je ne lis pas
    Exilé
    Moi même Pomme Débile
    Je me mets à songer à tout ce que je sais D’une Pomme

    Petit
    & hors système
    Ils t’empêchent d’atteindre à la pleine conscience
    Et si tu y arrive
    Ils feront tout pour t’arrêter
    & de le communiquer

  • Elle est, elle n’est pas : Une danse

    Hi, tu te demandes sûrement ce que tu as devant toi ? Sinon un homme dont les espoirs se sont allés ! Excuse moi, j’ai senti. Je t’ai senti. J’ai retourné mes idée dans tous les sens. Est-ce que je vais t’encombrer ? Excuse moi, aussi pour ces mots décousus. Hier soir, je t’ai adressé la parole pour connaître ton nom, pour ne pas dire de bêtises, je suis encore là, et puis, de ce qui pourrait arriver ne sont, pour moi, que des connexions

  • Je renoue

    De nos jours, on se fait menacer de mort partout. On se fait plus d’ennemis par jour que le nombre de jours de pluie par an

    Je me lève à peine, j’essaie de me rendre présentable, après une nuit blanche. J’en compte plusieurs ces temps-ci !

    Je me prive de café, de quoi j’ai besoin pour dérouler cette journée. Je suis estomaqué, sous balbutiements de ma pensée. Elle est double

    Je suis un homme, scarabitumeux, yah yah
    Je suis un homme pour toi, baby

    Je prends le soleil comme aux froidures de mes doigts, et oui, derrière mes airs de sainteté, j’ai des phalanges
    Argile, feu, hallucination
    C’est encore vrai, je vois des TGV en pleine rue. Je les esquisses

    Seul pour seul, seul avec ma solitude, seul et rien, avec le rien ! Je reste sans scrupule à la chasse de la moindre excentricité

    Cleaner, jusqu’à l’amoindrissement, et puis émoustillé. Il n’est plus question de lierre. La mousse, verte, est rendue politique, touristique. Paradis sans portes. Table

  • Bleus nuages

    Je ne sais rien de la politique des pays
    Des régions
    Et alors ? Et alors ?

    Hauteur, flâneurs,

    Je ne sais pas depuis quand le fleuve Garonne, est devenu une malédiction pour cette ville

    Et… ,

    Une brise d’hiver par la fenêtre
    Dieu qu’il a fait si beau !

    Hi !

  • L’aube du monde

    Je crois qu’aujourd’hui

    est

    l’anniversaire de l’origine du monde.

    Comment est-il possible ?

    Parce que bizarrement,

    rien que ce matin, j’ai

    dessiné, entre autres

    un dinosaure.

    Enfin, une esquisse,

    comme celui-ci

  • Celui qui veille où qu’il s’en aille de quoi vaille que vaille

    J’ai dit à un camarade que j’aillais le voir cette après midi

    Je n’ai pas été

    Le nombre de chose qui se passe dans une journée

    Elle est où la vérité ? Au fond

    Gynenomene

  • Il n’est plus possible d’aborder quiconque sans qu’elle ne cherche un soutien, effrayée, cette pauvre personne devant moi, oh dieu que je la plein

    Turquoise véloce i belive
    J’ai deux plans à vous poser

    Dommage, pas de correcteur ! Alors c’est du brut

    J’adoucis mon âme, pourtant, aux brièvetés d’alcool que je gorge, que je slugue

    À tête de serpent, je cercle mes lèvres autour de la lune, de la lune

    Pour l’enflammer, santé

    Il se trouve qu’il y a des mots qui me collent à la peau, non du tout, ce
    N’est pas un arrachement
    Du déjà vue, pas okus, mais là je m’étale

    Très peu sérieux à vrai dire ce soir, ou pas

    Il y a mort d’homme, je sais que je sais, le silence m’emploie jusqu’à demain, demain : Qui de nous sera de quoi est fait ?

    La mort, je la flaires

    À 2 h il n’y aura plus personne, enfin plus grand monde, quoique les étoiles sur ce ciel médiane

    Je poserai ma tête sur mes poignées, je baverais sans doutes. J’aurais beaucoup à revoir d’enfants de mon enfance

    Je ricanerai, kah kah

    Plus personne ne s’inscrit, ni adhère, je sais c’est en chute lubrifiante

    Je pompe même plus l’air

  • Océan de clarté

    Elle est jolie la fille qui vient de passer aux bras de son amant

    Elle dit pourquoi tu n’es pas poète
    Je dis qu’ils se ressemblent tous ces gribouilleurs à la mine de charbon

    Le plus drôle, souvent tragique, aussi, est que je ne porte pas encore de fraises

    Je suis entré trop tard dans la saison, et depuis, nulle issue pour s’écharper

    Pour moi, ils veulent que je rentre, au ciel enfantement délicieux

    Tiens, je draine

    Me voici
    Me revois
    Et un océan de clarté et puis brève

    Je ne revois plus personne
    Je papillon avec mes jambes
    C’est fort à discuter

  • Pour la première fois

    À l’instant, nocturne, dans l’une des rues de bordeaux, une fille semble chercher quelque chose

    Tu cherches Godot ? Comme je sais que ça peut être tout et n’importe quoi, surtout compliqué

    Je suis avec l’un de ces spécimens, il dort peut-être pas loin

    Puisqu’elle est conne. Puisqu’elle ne répond pas, et ne répondra jamais rien

    Sauf un dernier regard d’une femme décidé à te baiser avant la fin de l’année, et que je la regretterai et tamara tara touintouin

    Moi, je danse sous un ciel roussi

  • Dernier souffle au volant

    Qui vient de mourir au volant de sa voiture avec ce jeux de pédales

    Transi moi-même par ce froid

    Je l’ai peut-être vu

    Il se pourrait : rien que cette locution et… , apparemment celle qui apparaît

    Provoque un trou
    Le trou
    J’y suis

    C’est peut-être pour cette raison que les murs se ressemblent tous ? Et aussi, la mémoire ondule à travers le temps ?

    Bon sang je suis épuisé

  • Comme j’aime bien

    Et si Marie venez à moi 

    Sur cette place de Saint André 

    Prendre un café avec moi 

    À la Croix Rouge 

    Est-ce que je suis dangereux 

    Est-ce que je me fais violence 

    C’est dur vraiment 

    Je n’ai pas d’endroit où dessoûlé ?

  • Ok

    Regardant le lampadaire de la rue
    Je suis défoncé
    Il fait noir autour
    Drôle de vie que j’ai
    Depuis

    Ni

    Cette matière
    Ces couleurs
    Ces coups de fatigue

    Atrocement
    Et puis s’en vas

    Je cherche une médecine douce à mon âme Je rêve d’une vie spirituelle
    J’ai cherché ce que je suis
    Dans un regard, un sourire, un mot

    J’espère brouiller le système
    À tous les coups je perds
    À votre avis
    est-ce que j’aime le gars qui m’a défoncé la hulule ?

  • Je vois le réel comme la palette de Laurence D.

    Il paraît que
    sorti
    Je m’en suis sorti

    J’ai mal
    Et, puis je suis à la rue
    Défoncé
    J’arrête

    Solitude
    anéantisement
    J’étais où pendant la Covid
    C’était plutôt une belle journée
    Soleil

    J’ai envie de te fuck
    J’ai envie de partir là maintenant

    Je n’ai pas envie de croire encore à l’idée de croire

  • Monologue

    Cet état nature que j’ai atteint, je me demande qu’elle forme de rencontre vais-je avoir

    À chaque mot, à chaque image qui se présente, à chaque son que j’écoute et décortique

    J’imagine celle qui fera un bout de chemin ensemble, qu’à l’on nous nous dire ? Je parierais sur l’humour

  • La vie selon le lyrisme des enfants

    On a été des enfants défoncés

    On buvait ! On fumait !

    La vie frêle comme

    Je nous revois, je retrouve les gestes, mon frère, ma sœur, vous me manquer

    On avait à peine la vingtaine

    Cools

    On s’enfuiraient presque de tout le reste

    Je bande rien qu’en y repensant

    On était si beaux

    À chaque fois que je les voyais c’était ah mon frère ah c’est ma soeur

    Et moi, je cherchais l’amour chez toutes les femmes

    Idiot

  • Notes – Roman

    Lorsque je sors, il y a une atmosphère de moiteur dans l’air Parfois il fait silence au point que cela devient effrayant j’aurais préféré un vol d’hirondelle

    Et si tout se mettait à trembler, ce n’est pas la peur qui me fait écrire cela. Et si tout était sur ébullition ? J’ai pas peur pour moi, j’ai deux pieds dans chaque

    Ces mêmes choses qui me rendent en colère
    Comme cette image que l’on me renvoie
    Je ne sais pas en quoi je suis bon
    En n ’étant pas incapable

  • Lorsque je claque des dents, je crois que c’est des signaux

    La fille que j’ai aveuglé 

    Je ne tenais pas 

    Je ne sais pas ce que j’ai foutu 

    Partir, le sport, me marier et divorcer

    Putin de fatras 

    Tu es où ? 

    Est-ce que tu es celle que je crois 

    Non, ce n’est pas un happy end 

    Mon Père êtes vous un étalon ? 

    Mon Père êtes vous un étalon ? Parce que je suis bon danseur 

    *

    Je ne suis pas votre ennemi

  • Roman inachevé

    Après le déluge, les hommes ont cohabité avec la nature. Ils ne l’ont pas conquise, ni vaincu, encore moins dominée. J’ai feuilleté à ce sujet un livre qui je crois l’explique bien !

    J’écris ceci et l’idée d’un like éclipse mon raisonnement, mais il faudrait préciser ce tracé sans fond. Je ne sais si mes actes poursuivent une récompense. Et pourquoi est-ce ainsi ?

    Quoique penché pour chercher un peu, je dirais que ma récompense est Arthur R. Peut-être bien, plus loin une revanche

    Avec ces quelques mots, j’ai vu. J’ai embrassé aussi un roman, après que j’ai surfé sur ces bribes

  • Zone avec pointillés

    je rêve de vivre en éternel bourgeois au paradis
    je voulais, c’est vrai, être un arbre
    branchement de tête
    je rêve, je danse, je complique tout
    c’est à dire que j’ai toujours l’impression qu’il y a une tonne de feuilles
    qui m’attendent, mais !

    *

    creusé

    *

    j’ai juste envie de dire que la vie est incroyable
    j’ai juste envie de dire d’aller te faire foutre

    *

    je ne sais plus depuis quand le réel m’a échappé
    quoiqu’il m’a pris à la gorge
    il, c’est déjà l’envers

    *

    que l’on me laisse en paix

    &

    il se trouve un bout du Canada à Lormont

    *

    un

    *

    tellement belles les aubes à Tizi-Ouzou
    je fumais ma cigarette avec : Emm Emm
    j’y suis lorsque je marche pieds nus
    lorsque je m’allonge sur le ventre
    il me faut une médecine

    • Char R. Est un génie Char R. Est un génie Char R. Est un génie
      paix à ton âme Char R.

    *

    est-ce qu’un objet recyclé est biodégradable
    ou
    peut on encore le recycler
    indéfiniment

    *

    je vis en France, je me demande à quoi je participe
    au pays déserté, je votais
    vive alors la vie sociale !
    étant étranger sur une terre d’accueil
    une journée d’intégration
    n’est que le seuil
    et puis non rémunérée
    je me souvenais de l’expression
    lécher les murs de Bordeaux sinon tu n’as rien
    avec la violence qu’il y a là-bas, je suçais même les trottoirs

    *

    Ici, à l’hôpital, on ne me parle jamais. Je ne m’écoute pas, alors le moindre indice est comme un métaux rare

    Ceci est l’histoire d’un homme puits
    Qui chaque personne qui le croise puise

    *

    Est-ce que je suis dangereux
    Est-ce que je me fais violence
    C’est dur vraiment
    Je n’ai pas d’endroit où dessoûlé

    *

    Est ce que les familles de l’époque des cromagnons utilisaient des ustensiles ?

    Deux c’est comme déjà un univers en vibration

    Féminicide

    *

    Dieu avait fait une prophétie aux dinosaures

    Sans vous, la terre et ses habitants seront maudits

    Et nous le sommes

    *

    J’ai eu des nouvelles de M. apparemment, je ne lui plais pas

    Puisque je change à chaque instant

    Elle attend aussi de la peine partout de tout le monde

    Elle écrit mieux que moi

    *

    J’ai dit à un camarade que j’aillais le voir cette après midi

    Je n’ai pas été

    Le nombre de chose qui se passe dans une journée

    Elle est où la vérité ? Au fond

    Gynenomene

    *

    Quatre heures depuis le réveil ce dimanche, pour qu’une personne me parle enfin
    Est-ce que cela dit que j’existe
    J’ai un foulard

    *

    Lorsqu’il pleut et que tombe la nuit
    N’est-elle pas si sombre la nuit
    C’était comment déjà

    Toi et moi

    C’était ça C’était

    *

    J’ai le cafard
    Et puis je me souviens qu’il y a le parfum d’un ami
    Dans ma besace
    Splish Splish
    Un sourire – soleil revient
    Sur mon visage

    *

    Si je te disais
    Cela t’aidera ? Il n’y a rien
    Dehors
    Ou…,

    *

    il est difficile d’interpréter un songe
    encore plus lors de projections dans l’avenir

    lorsque celui-ci présage le pire
    et qu’il n’annonce rien de bon

    Comme une catastrophe écologique
    ou épidémique

    j’écoute une Sourat
    celle de Sid n’ Youcef

    *

    Je regarde les berlinois. Ils me regardent à peine. Je me sens frustré, ébahi, que je ne sais plus quoi défaire. De ce côté ci l’ombre est si profonde, que j’y traverse. Ah que c’est cochon ce que je chante !

    *

    je me prépare tranquillement
    j’espère que le weekend se passera bien
    Je n’ai encore rien prévu
    peut-être Begles plage, samedi
    ensuite aspirateur, une lessive, une lecture
    évidemment

    *

    je ne peux rien pour moi-même
    qu’est-ce qui peut advenir de les poésies ?
    puisque malade
    de la main de Dieu

    *

    je sors sur le balcon de mon appartement
    des enfants qui jouent
    la précipitation se dissipe
    comme une fuite, comme un banc
    de je ne sais quoi

    *

    Il se trouve des gens qui désespèrent des gens
    Dire que c’est leur métier
    Je ne vais pas fort

    *

    Cependant que je ne crois plus au malheur
    Toute ma vie est foutu
    Je rêve d’un ciel étoilé
    Je rêve rêve puisque s’est repris
    Je ris de ma mésiricorde
    Et j’en vois foutre

    *

    Pour combien de temps vivrai je ainsi
    À la merci
    De la pluie et du vent
    Une jambe droite
    & une jambe
    Gauche
    Ça fait un homme
    Ça fait un sourire
    Ça fait un point
    Tout

    *

    Je me trouve dans le métro à Berlin
    Et je regarde les photos d’une amie de chats sur mon téléphone

    ~~~

    Fin à kukuwachnou

    Épilogue

    à chaque instant