demandez à mon frère s’il se rappelle de la fable des œufs de poule et d’un divorce ? et dites-lui que c’est fini, il n’y aura plus d’œufs. cependant, … et où sont ses intérêts ?
dites-lui que s’il ne peut rien ici-bas, qu’il ne s’aventure en rien, qu’il tue son ego et ses désirs, qu’il met ceci sur le compte de la culture, que c’est générationnel, mystique
mon frère noir de notre époque, comme moi, est un homme, quelques restes de miasmes concernant nos noirs pères, encore que des préjugés, sous la crible du temps
dites-lui qu’il ne boit pas de tous les puits, même épuisé, combien même sans d’autres choix, – Nous faisons la culture de demain : fichtre diantre ! qu’ils disent
c’est au moment du retour au pays abandonné et ravagé par son ignorance, que le frère, le noir, l’homme qui ne se voit pas comme tel, s’aperçoit qu’il aime, non pas qu’il a aimé
dites-lui que je crois qu’il trouvera une issue, pour le bien de tous ! comme je l’espère pour lui. à ce frère à la tête noire, je parle en moi : Faite qu’il n’y ait plus de fourberies
mon frère, cet enfant, ce déserteur perdu sur la terre sainte ! pour qui, ils ont brouillé tout horizon d’une vie à part, fixé ses rêves à une réalité qui n’est pas la sienne
dites-lui que le poète fait commerce de ses dons, qu’il est sans couleur, qu’il goûte à une eau sucrée où qu’il atterrie et ne ressent jamais la hantise des cloisons de l’esprit

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