En homme Fr/Arab

je m’attends dans un avenir incertain

je m’attends dans un endroit indéfini

je m’attends moi-même

je ne pars pas et ne reviens pas

je ne m’endors pas et ne m’éveille pas

je n’inspire pas et n’insuffle pas

je me fais peur et ne crains rien

je m’appelle et ne réponds de rien

je mens et ne me mens en rien

je funambule entre les mots

comme se mouvoir, chercher plus loin, savoir dire au revoir

Feuillet troué Fr/Arab

à Anne.

et si de ce monde autocratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire

lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique !

et si nos illusions renouvellent les découvertes 

j’ai grandi avec le vin des vignes et je m’appartiens

je crains fort les glottes de l’idéalisation erronée

ceux qui lancent : toute tentative est un échec !

et si nos victoires soulèvent de futurs espérances

ce n’est pas une baliverne que l’anarchique ordre régnera en maitre

le rêve commun n’est plus sans le concours de l’amitié

l’horripilant est dans le clos de nos coquilles

Nœuds avant chaque poème, comme avant un orage Fr/Arab

j’aube à la nage dans les vents

je crépuscule comme une course

je soleil comme un jus de citron vert des plaines de mon enfance

je nuage les moutons un jour d’une légère brise

je rivière sous la tombe de Rivers

j’étoile les poètes en filigrane de mes amis des montagnes

je planète comme Holst au sahara où je retombais malade

je flaque mes paumes sur les pommettes d’un clown

je pluie comme je te regrettais Hania, – Rien ne me rebutait autant que les conventions.

je sable les chaises de poussière pour ne plus m’y assoir

je singe les étendards au clairon

j’abeille comme les ruches au printemps de Plath

je livre pour un shilling ce poème de la casse

je trombe !

je ruisseau après mes repas de pain et d’orage

je brume sous les parasols à la plage, – Ne serait il pas un peu zinzin ?

j’ange ainsi que tu angélisais

j’aile comme Frida

Salut, c’était moi… Fr/Arab

elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée

comme une ombre sur de hautes cloisons

tout ce que nous partagions

notre foi

parce que différente

comme une garde de tous

il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides !

il disait à son cœur : les femmes avaient des visages obliques !

tout ce que nous échangions

notre amour

parce que tendre

comme après la chute de tous

les mots qu’il faudrait ravaler à jamais

– Il y avait les reclus calomniés de fou à lier.

tout ce que nous chantions

notre printemps

parce que folle

comme de l’avis de tous

je me malmenais de toi

comme de mon cœur et les vents contraires

* Arthur Rimbaud.

Raquettes dans un sac de voyage Fr/Arab

la vie était comme on danse

de nos libertés

et à l’aveuglette !

le vide se faisait sentir

je criais !

une femme jouait la nuit au solitaire sur son ordinateur, seule ! moi, je me touchais de cette extravagante solitude, même les lampadaires vibraient

la vie était comme on cauchemarde

de nos ailleurs

bien meilleurs qu’ici !

nous ne pouvions plus voir

d’un autre cri : nous jouions de la chamade !

un cordonnier n’avait plus d’outils, lors de l’une de mes visites. il était crépusculaire, affligé comme un quelconque possible. il lui restait sa vue

j’écrivais, je t’écrivais une lettre muette

de mon cœur exténué

Quand les mots Fr/Arab

quand les mots se dérobent du mot

quand le port de la mémoire

quand le suc de l’œil

quand la respiration se fait halte

quand l’épave des siècles

quand la langue pâteuse exulte d’eau

quand le mais est déjà

quand la saison des vaches et des mouches

quand la chanson tourne

quand le lourd est plus que lourdeur

quand les classiques revisitent le contemporain

quand l’intérim des esprits est de mise

quand le rire s’y met à deux fois

quand le vouloir se tord

quand l’épuration blanchit les feuilles

quand les peaux sont défraichies

quand l’horizon trône

quand les anges sont des démons et les démons des anges

quand les répondeurs n’accrochent plus

quand les dépens accrochent

quand la platitude gagne l’enfance

quand l’adoration se perd

quand l’œil s’écarquille sur les reflets

quand la levrette est au pied de son maitre

quand les trains sont rouillés

quand les constellations s’alignent

quand l’arbre s’enracine dans la mort, – alors, je délire !

Funèbres refrains Fr/Arab

à Jean-Baptiste.

les aveugles sentent les étoiles

avec l’œil de l’âme

les aveugles sentent les étoiles

d’un cœur en flamme

le poète brûle

d’un cœur en flamme

les chiens grondent de peur

sur la terre de Dieu

les chiens grondent de peur

la ville se dévoile aux heures nocturnes

d’une magie et d’un mystère

la ville se dévoile aux heures nocturnes

j’ai peur au plus creux de son flanc

d’où l’on entend d’en bas les feuilles sur le sol

j’ai peur au plus creux de son flanc

Justificatifs de vie commune Fr/Arab

mardi était un jour de labeur noir  

mercredi était un jour de labeur noir  

jeudi était un jour de fête  

vendredi était un jour du Seigneur  

samedi était un jour de labeur noir  

dimanche était un jour de labeur noir  

lundi était un arc-en-ciel pour toute la semaine

le deal était si tu l’aimes ne te maries pas avec elle   

j’avais un visa moyen séjour

mardi après-midi était dévolu au sofa  

mercredi après-midi était dévolu au sofa  

jeudi après-midi était dévolu au sofa  

vendredi après-midi était dévolu au sofa  

samedi après-midi était dévolu au sofa  

dimanche après-midi était dévolu à la guitare  

lundi après-midi était un arc-en-ciel pour tout le mois

j’étais marié à une femme beaucoup plus intelligente que moi  

j’étais heureux, mais sec !

mardi pour le dîner nous avions des pâtes aux jaunes d’œufs et fromage râpé   

mercredi pour le dîner nous avions de la viande hachée et petits pois-carottes  

jeudi pour le dîner nous avions de la pizza faite maison  

vendredi pour le dîner nous avions de la soupe  

samedi pour le dîner nous avions du riz au beurre et cordons bleus

dimanche pour le dîner nous avions des pâtes aux saumons à l’italienne   

lundi pour le dîner nous avions un arc-en-ciel pour toute l’année

nous avions déménagé chez ses parents  

j’étais perdu

mardi soir : néant

mercredi soir : néant   

jeudi soir : une gâterie  

vendredi soir : néant   

samedi soir : une branlette

dimanche soir : un coup peinard  

lundi soir était un arc-en-ciel noir pour toute la vie

nous avions divorcé un jour d’été   

j’étais malheureux

la nuit était le jour et le jour était la nuit  

la terre était le ciel et le ciel était de terre  

le soleil se levait sous la terre et se couchait au zénith  

les vents frais passaient sous mes pieds

Femme aux oiseaux Fr/Arab

à Alice.

qui êtes-vous ?

que voulez-vous soustraire ?

solitaire qui observe l’irréparabilité

mal dépecé

acide

au couvent une femme s’attarde dans son corridor ouvert aux débâcles, sonde son âme et noie ses yeux qui s’agrippent d’attente sur les feuilles d’arbres

( lorsque l’automne presse le pas ! )

j’inspire une eau qui s’en est allé, – qui donc crois-tu comprendre ? je la désir depuis mon imbécilité, me cache comme un tronc parmi les arbres, cadavre ambulant

transparente colère

fracas palpitants

flagada des pensées

thème sur un ancien baiser : judas !

toc-toc, houst, l’indésirable !

je réitère mes adieux à la paix du soir

pleure la femme aux oiseaux

Une tache de sang Fr/Arab

la poésie n’est pas au service d’une idéologie, d’un parti, etc.

je suis écœuré.

je pensais ne jamais jeter un recueil de poésie

je suis écœuré.

le mal de dedans est un pléonasme Les concernant

je suis écœuré.

cette menace qui nous harangue ! sinon j’aime lorsque la poésie est menaçante, dangereuse, etc.

je suis écœuré.

je pensais à mal la poésie, celui-ci est un torchon, – lis le !

je suis écœuré.

je ne trouve pas de qualificatif Les concernant

je suis écœuré.

Jamais pour en découdre Fr/Arab

ce que vous pensez de moi, ne me regarde en rien. ce que vous confiez à une autre personne sur moi, ne me regarde en rien. je m’éloigne de vos territoires

mais est-ce qu’un jour, vous m’avez accepté

mais est-ce qu’un jour, vous avez eu foi en moi

ce que je pense de vous, ne vous regarde en rien. ce que je confie à une autre personne sur vous, ne vous regarde en rien. je rêve d’une nostalgie de la vitesse

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas aimé

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas respecté

je lance sur vous toutes les malédictions ! je vous maudits par tous les saints et les diables ! mais si vous n’avez rien à vous reprocher, vous ne risquez rien !

mais est-ce que vous cherchez la tache de sang

mais est-ce que vous rencontrerez mon cadavre ! soit, vous vous consolerez en charognards

je dois m’excuser de vivre, sans doute !

j’agrippe l’épée damoclès au-dessus de ma tête, quitte qu’elle me transperce !

Automne des barbus Fr/Arab

je me figure le style des barbus chirurgiens, en parallèle des barbus en basket nike ! ils pourraient s’appeler Ahmed ou Hamid, jamais ils n’auront une large sympathie

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

j’ai l’impression que la misère de l’être fait des dégâts. mon cher ami me dit qu’il juge l’arbre à ses fruits. je peux lui répondre dès à présent qu’ils sont pourries

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

je devine les bouches, les teignes, surtout les piteux ! l’oiseau se souvient de ses après, son automne toujours s’impatiente de la feuille rouge

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

c’est presque une caricature de moi-même

il me faut vous comprendre !

Figures Fr/Arab

 : 1

il était une chose

il était un être à la dérive

il était d’une mémoire surannée

il était à peine né de ses rêves

il n’était pas une lourde médecine

il n’était pas une conscience d’intermarché

il était parachevé par ses aînés

il était une cadence confuse et folle

il était un mont positif

 : 2

il était un piètre poète

il était empêtré ?

il était sourd aux vents sourd à la vie !

il était ses fuites et j’oublie

il était la perte sans se retourner

il était le revers d’une histoire trop bruyante

il était leur noirceur où son caractère s’endurcissait

il était sa défaite

il était son refus de vivre

 : 3

il était seul

il était désolé de tout

il était désolé de la vie

il était désolé de la vie qui n’allait plus

il était désolé des étoiles qui ne brillaient plus

il était le dire le faire le passer

il était sans frontière

il était du plomb tacheté de son sang

il était relégué dans sa caverne

: 4

il était le clown blanc

il était un vieux reste de son aura

il était une espèce d’égout dans la gorge

il était sans caprices et délusoires

il était l’accroche à rien et à des semblants

il était une accroche à un tout et à l’ennui souhaité

il était un cœur en sentier

il était une histoire qui tient sur ces cordes

il était vierge de la mort

: 5

il était conté

il était le suspect à réduire au silence

il s’était éteint au hasard   

il était le versant d’un cœur détruit

il était un corps qui s’effritait

il était l’asphalte qui appelait à l’œuvre les palmiers

il était une tête en dehors des sombres couloirs

il était là où vont les poètes

il était le royaume des oubliés

: 6

il s’était levé gauche

il n’était pas d’une forme de lion

il n’était pas la jetée qui miroitait

il était le Do de la veille

il était ses indéfinissables actes

il était toujours à 10h24

il était une froide peur de ses mots

il était leur opposition

il était sans chemin

: 7

il était une double sphère

il était son regard sur des murs animés

il était une colère projetée

il était le souffle qui irradie sa mémoire

il était le sol moite qui s’ouvrait devant lui

il était la devine du noir des ombres

il était un enfant qui s’éloignait

il était un enfant qui voulait mourir

il était pétrifié

: 8

il était une cantate

il était un vaisseau qui voguait

il était très mécanique et très versatile !

il était les portes cloisonnées

il était sa trentaine qui se précisait

il était le terrible dans les années quatre-vingt-dix

il était un avenir et l’espace clos des étrangers

il était une incarnation de l’esprit des chamans

il était leurs rires avant de finir

: 9

il était un nectar de leurs sueurs

il était leur bâtisseur de montagnes

il était une portée de mains sur un nouveau visage

il était d’une lenteur…

il était le sommeil léger des condamnés

il était le démenti

il était la réponse à rien

il était comme les pas à pas d’une corolle

il était la dernière fleur qui perdait son âme

: 10

il était sans souffrance aucune

il était les tombeaux de sa tête qui se figeaient

il était une part de lumière dans la Ténèbre

il était l’engloutissement de leurs lumières

il était l’équivoque lorsque Dieu… !

il était une prière des anges et des prophètes

il était un rappel de la crête

il était le recommencement des jours

il était la fin du poème

: 11

il était lourd de ses luttes 

il était son travail

il n’était pas bâti pour l’étude

il n’était jamais en paix

il était son désarroi avant l’achèvement

il était un souhait avant de prendre ses distances

il était une aire de repos pour les voyageurs

il était les mouvements irascibles

il était conscient du peu qui lui restait

: 12

il était du fer antique

il était un réduit compact martelé

il était une taule d’âme froissée

il était tout le long du noir sillage

il était son esprit qui le quittait

il était son humeur et ses gestes approximatifs

il était dès les matins bleus

vous vous enlisez dans les confections intérieures

voyez qu’il se trouve autour de vous des personnes de bien

Tournesols ou la symbolique des chiffres Fr/Arab

le onze de mon anniversaire, onze planètes, onze milles verges d’Apollinaire

le trois février de mon mariage, trois places d’un podium, trois œils dont un de la conscience, trois cuillères de mon café soluble

les soixante-quinze kilogrammes de mon poids, soixante-quinze commune de Paris, soixante-quinze derniers numéros de ma ligne téléphonique

les trente euros à ce jour sur mon compte, trente jours de ramadan

les douze mois de la terreur, douze apôtres, douze sources d’eau et tribus, douze ébats par mois

les cinquante et une semaines de l’oubli

les vingt-quatre heures de la fête, vingt-quatre heures de l’écriture, vingt-quatre clopes par jour, vingt-quatre mensonges

les six milles ans avant notre ère et Ibrahim

le premier jour d’Issa et les présocratiques

le septième siècle de Mohamed et la peste justinienne

les neuf mois d’une grossesse, neuf ayat de Moussa, neuf mois de gestation d’un neutron

les quarante-huit pensées sur le suicide par jour, quarante-huit pensées érotiques par jour

les dix doigts des deux mains, dix commandements

les cinq doigts de Fatma, cinq prières par jour, cinq sens

le trente-et-un décembre et l’anniversaire de F.

le deux janvier du décès de mon oncle, deux battements du cœur, deux pays, deux comptes sur Facebook et mon double

les quarante jours d’un deuil, quarante ans d’exode du peuple juif, quarante voleurs et Ali Baba, quarante grammes de mon tabac

les deux-milles-neuf-cents-soixante-dix du calendrier berbère et Massinissa

les deux-milles-vingt-et-un du calendrier grégorien et le Saint patron des artistes

les mille-quatre-cents-quarante-trois de l’hégire et le tableau vert de mon école primaire

les sept cieux, sept arts, sept vents, sept pas de marche avant que le paysage change, sept nains et blanche neige, sept déesses de la pléiade, sept fois tourner sa langue

les trois, cinq, onze, etc. de la tradition

les dix-sept ans de ma première fois, dix-sept ans d’un poète, dix-sept de mon divorce

les vingt-sept ans d’un raté, vingt-sept morts de migrants hier dans la Manche, vingt-sept titres de l’album Donda

les quatre feuilles d’un trèfle, quatre saisons qui se bousculent et la pluie, quatre points cardinaux, quatre ouvertures d’un teeshirt

le premier cri, premier mai, premier homme, premier Moura Ham, premier Novembre et la victimisation

les cent vierges du paradis, cent yeux d’Argos

les mille étoiles d’un touareg, mille chevaux d’une Ferrari, mille et une nuit

les cent-quarante-cinq poèmes de Cinq heures après l’orage

Les couleurs sont ailleurs Fr/Arab

hommage à Artaud.

j’aime la couleur rouge dans le rouge ! parlons de la sensation du rouge même si elle n’est pas tout à fait rouge

j’aime la couleur orange dans l’orange ! parlons de la sensation de l’orange même si elle n’est pas tout à fait orange

j’aime la couleur jaune dans le jaune ! parlons de la sensation du jaune même si elle n’est pas tout à fait jaune

j’aime la couleur vert dans le vert ! parlons de la sensation du vert même si elle n’est pas tout à fait vert

j’aime la couleur bleu dans le bleu ! parlons de la sensation du bleu même si elle n’est pas tout à fait bleu

j’aime la couleur indigo dans l’indigo ! parlons de la sensation de l’indigo même si elle n’est pas tout à fait indigo

j’aime la couleur violet dans le violet ! parlons de la sensation du violet même si elle n’est pas tout à fait violet

j’aime la couleur noir dans le noir ! parlons de la sensation du noir même si elle n’est pas tout à fait noir

les couleurs vous possèdent

prenez vos pinceaux

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Il est pour toi ! Fr/Arab

vous ne serez jamais sage.

une étreinte comme un rêve qui dure jusqu’au soir

ce n’est pas la veille d’un jour de fête

je ne suis pas triste

au revoir ma ville, tu es mon obélisque

j’ai croisé de farouches reptiliennes, des formes et des couleurs jamais approchées, de franches âmes aussi aux longs cheveux. ils avaient des têtes qu’ils tenaient hautes et bizarres… au revoir gueule d’ange ! au revoir !

tu m’as accueillie

et je crois que tu m’aimes !

je n’ai pas pris de plaisir à te voir en deuil  

un soir de tempête où j’étais seul  

je reste un petit péroire hermétique à la vie

au revoir le bleu du bord de l’eau

j’ai croisé des loups sous la pluie de mazout sur les quais, c’était ok pour ma vie, mon ange. des grenouilles dans le brouillard épais et sec, toujours sur les mêmes quais… au revoir chat de gouttière ! au revoir !

je t’aime

et je m’en vais

je vais vers la porte

je reviens sur mes pas

je tourne en rond

( ou comment perdre pied ! )  

j’ai beaucoup menti

j’ai rêvé   

je ne lis plus de la poésie intra-muros

il y a de cela longtemps… !  

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Les silhouettes de la scène Fr/Arab

le mot khayel me fait penser à du lin blanc ondoyant au vent, alors que silhouette me fait penser à une allumette.

il se trouve des gens bien

ils descendent en ville jusqu’à la fin des temps

elle est une passante

elle est en robe de soirée    

elle porte un secret

elle dégage une aura  

elle a le pas aérien      

elle lui sourit

( la douleur ne se pardonne pas, elle purifie ! )

elle parle à son désir de feu comme un éclair

elle aime en éclair et ses yeux sont en feu

je rêve de mots que les dieux jalousent   

il suffit d’être un enfant qui formule des souhaits

il s’arrête de jouer

il descend de la scène

il est sur la piste enfumée

il rejoint l’anonyme

il la trouve moins belle

il le sait

( j’ai cru entendre le mot citoyen ! )

les couloirs mènent vers les coulisses sous les néons bleus

sur le mur est accroché un tableau, un western

je me tiens debout sur un parking cimenté

je suis le parking démantelé

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Mardi, jour d’une fête noire Fr/Arab

au revoir comme bonjour

bonjour comme au revoir le monde

je voyage avec mon mal

un camarade que je porte dans ma brouette

les moyens du bord : les tables retournées, les balles en plastique, les mitrailleuses en fer rouillé, les grenades en bois, les pierres de chantier, l’eau chaude des tuyaux d’arrosage, etc.

c’est les jeux d’enfants qui aiment l’incontournable guéguerre  

c’est bien que je ne m’en souvienne plus

je ne rêve plus, mon amour

je ne rêve plus tous les jours

une fille a vu ce que j’avais de meilleur en moi

je n’ai pas tenté de l’embrasser

un jour maigre, sinon pas des moindres

l’air du solide les croates l’ont emportés

les moyens du bord : dans le sublime de l’univers, dans l’encre rouge de magiques bulles, dans le sol qui se décompose ( on le voit le sol, alors plonge ! ) dans les premières impressions, etc.

c’est un lieu de jouissance

c’est bien que je ne m’en souvienne plus

je ne rêve plus, mon amour

je ne rêve plus tous les jours

je rêvasse lorsqu’est bousiller un titan de sang-froid

même s’il fait froid

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Charivari Fr/Arab

je me lève tôt et dors de-même

le rythme dans la peau

les tocs

des tocs en toc

par Beethoven l’héroïque

je ne suis pas beau

– pourquoi l’enclume et le marteau ?

entre quatre murs et deux plumes

et des gens qui l’aiment

de-même

la route est coupée

comme pour le Kilimandjaro

je me rends aux ritournelles

– comme j’étais amoureux et bien !

la poésie et les copains perdus

tout cela se noue

bien que la solitude

mes ballerines, pardonnez-moi… !

la chanson des éphémérides

– je reprends le fil du souvenir

je vis un rêve d’un étranger lointain

il n’aime plus le funèbre costume de vos saluts

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Vers le Mediator Fr/Arab

à Véronique.

comme les ondes qui rongent son corps balo  

le cœur serre son rêve né des tropiques, hypothétiquement

les membres électriques !

les membres électriques !

les membres électriques !

le sans douleur n’existe pas

il est de bleu le peignoir qui l’habille, effacé

la chemise éventrée !

la chemise éventrée !

la chemise éventrée !

il n’aime pas ses mains et désemparé ( le murmure des tropiques ! )

il est de bleu le peignoir qui l’habille, confidences :

elle prend les voiles que la circonstance exige et on nous a dit de ce côté-ci qu’il y a de l’espérance !  

il marche dans l’appartement lourd qui engendre un désordre

il se pavane ses pieds nus dans le couloir baigné de lumière

les doigts ensanglantés !

les doigts ensanglantés !

les doigts ensanglantés !

l’emprise de l’hôte de la maison sur un canapé blanc

je médite la cosmologie d’un homme en sursis

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Les fibres Fr/Arab

à Naelle.

un front pale éclaire le ciel

les yeux rouges se posent comme neige

c’est un lièvre qui dort dans les bois

la crème dans l’espace entrouvert

il aime la danse

il aime tourner en aval

il aime les vents de sa tête

les caresses sur le visage fiévreux s’espacent

et elle boit de l’eau à la coupe des arbres pleurants

la mystérieuse ode des arbres que l’on reprend

il descend et suit l’ondulation de leurs vagues

les pensées inavoués

les jardins d’amoureux

les fleurs qu’il ne reconnait plus

les larmes d’un enfant ont des parfums de lavande

comme une rose en pierre sculptée par les vents  

la peau mièvre se torture à ne plus s’offrir

comme une maille mutique et de l’amour

elle ne rit pas avec les écrans

elle court sur les champs d’avoine

elle ne reverra jamais ses parents

le jour murmure pour clore

les feuilles tremblent à l’automne de la solitude

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Une longueur de désavantage Fr/Arab

à Ghiles.

le poète rentre seul à la maison le soir

il se baigne de crépuscule extasié

une communication affreusement bleuette

le poète rentre seul à la maison le soir

une cloche qui oscille sa corde

Marie est une abeille aux mille visages de femmes

le poète rentre souvent seul ou en mauvaise compagnie

puisqu’il faut vraiment mourir de chagrin

on se déguise pour finir

on joue l’histoire contemporaine du Je

puisqu’il faut vraiment mourir de chagrin

un doigt caresse les breloques

le diadème d’argent qui nous honore

puisqu’il faut vraiment écrire un poème

13/14 février 2019, à Bordeaux.

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Un couplet se construit Fr/Arab

je suis un garçon bon

et de bien

qui le fait et le savoure

quand je peux…

je suis un garçon bien

comme il faut

qui le fait et le savoure

quand je peux

un ange

je suis un garçon

tout comme il faut

et bon

qui le fait bien et le savoure

quand je peux

le mal, je le repousse moyennement

comme un ange médiocre

je suis un garçon

comme il faut

et de bien

qui le fait et le savoure

quand je peux

je repousse le mal moyennement

une sorte d’ange médiocre

laissez-moi dans cette triste caverne

il y a un petit feu, une ombrelle, etc.

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Cap ou pas cap sous nos yeux Fr/Arab

comme une pluie aux couleurs de pétrole

comme un fruit gorgé de soleil

morsures

goyave

vents de papaye

ils me transpercent en équilibre

ils me fêtent chancelant

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après Arthur De La Sierra ?

comme un dépourvu d’explicitations

comme une mystique du voyeur

archipels

Cancún

au fait des muses

avec les fuites urinaires il y un dieu

il y a les fluides

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après l’Amour Du Dissolvant ?

comme écrire son intériorité

comme se lever d’un trop plein de désirs

Sabah

turquoise

juste des émois

depuis combien de temps n’avons-nous rien appris ?

nous ne prenons que les coups

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après la Mort Des Bienheureux ?

je rejoins le calme des frênes

je rejoins le rêve d’une salamandre coquette

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Les muses me parlent parfois Fr/Arab

les muses me parlent parfois des petits riens de nos quotidiens

les muses me parlent parfois de la nourriture de nos esprits

les muses me parlent parfois de nos valeurs sûres

les muses me parlent parfois de l’invraisemblable de nos erreurs

les muses me parlent parfois de la beauté de nos âmes       

les muses me parlent parfois de l’endroit et de l’envers    

les muses me parlent parfois du commerce de nos corps       

les muses me parlent parfois de la justesse de nos choix

les muses me parlent parfois de la musique de nos cœurs

les muses me parlent parfois de l’improbable de nos vies  

les muses me parlent parfois du désir et du feu

les muses me parlent parfois du manque à nos principes

les muses me parlent parfois du délire sans échos   

les muses me parlent parfois de la raison de nos êtres      

les muses me parlent parfois du souffle de nos créations  

les muses me parlent parfois des états de grâce dans nos poésies

les muses me parlent parfois de l’anonymat dans nos villes

les muses me parlent parfois de la liberté de nos paroles et même à mal

les muses me parlent parfois de la danse de nos mots

les muses me parlent parfois de la sexualité dans nos rapports    

les muses me parlent parfois du rêve de nos amours

les muses me parlent parfois du mensonge de nos réalités

les muses me parlent parfois de la mort de nos proches

les muses me parlent parfois du doute dans nos vérités

les muses me parlent parfois de littérature et de nos miroirs

les muses me parlent parfois d’humour dans nos meilleurs et pires moments

les muses me parlent parfois de l’aventure de nos idées

les muses me parlent parfois de la souffrance dans nos solitudes

les muses me parlent parfois d’elles       

les muses me parlent parfois de la Taouba ( plus souvent que l’on ne croit ! )  

Il était une fois Facebook Fr/Arab

il était une fois facebook lorsque j’aimais la poésie qui me faisait de l’ombre  

il était une fois facebook lorsque j’aimais ma vie

il était une fois facebook lorsque j’aimais la vie des autres et rien de ce qu’ils pourraient faire ne me fera admettre que nous sommes différents

il était une fois facebook lorsque j’aimais les Antilles, même si je ne connaitrais pas

il était une fois facebook lorsque j’aimais les acrobates du cirque, est-ce que j’allais à un cirque ?

il était une fois facebook lorsque j’aimais ta peau, tes cheveux violets, ton cul, etc. le sort était cruel pour nous deux et rien n’était aussi beau

il était une fois facebook lorsque j’aimais le ciel et les nuages, les trains et mes trottinettes… en fait, elles étaient à un ami !

il était une fois facebook lorsque j’aimais l’eau et le feu des remparts, je buvais beaucoup d’eau et je ne craignais pas l’enfer puisqu’il n’existe que chez les croyants

il était une fois facebook lorsque j’aimais le noir et le blanc, je faisais toujours semblant devant un objectif, semblant d’aller mieux 

il était une fois facebook lorsque j’aimais les gravas dans les jardins, ils finissaient prisonniers de mes chaussures affamés et les lacets se tordaient

il était une fois facebook lorsque j’aimais le rouge de l’aurore, c’était tellement inscrit en moi les aurores que j’ouvrais mes yeux comme une boite blanche

il était une fois facebook lorsque j’aimais les accords dans le désaccord, qu’il ne restait au fond que moi qui bleuisait

il était une fois facebook lorsque j’aimais la nouvelle vague, elle traversait tous les siècles, les pays, les genres

il était une fois facebook lorsque j’aimais le temps consacré aux amours, et puis le silence coinçait comme le chien d’un revolver

il était une fois facebook lorsque j’aimais le jazz, je feuilletais un livre qui relatait toute son histoire, sinon comment saisir quelque chose d’aussi libre ?

il était une fois facebook lorsque j’aimais la mousse des vagues dans la peinture, comment franchir le palier d’une galerie, un atelier, etc. surtout pour un flâneur ?

il était une fois facebook lorsque j’aimais une grenadine glacé les après-midi d’été, l’été et le sucre ne m’inspiraient pas confiance

il était une fois facebook lorsque j’aimais le tabac brun, je devrais dire fan et il n’y avait pas le choix

il était une fois facebook lorsque j’aimais les ombres chinoises, je fermais les yeux sur le parfum des fleurs et je me faisais mon propre théâtre

il était une fois facebook lorsque j’aimais les Biker, même s’ils puaient la bière et la pisse, même leurs livres   

il était une fois facebook lorsque j’aimais les âmes grises, elles étaient écorchées sans manœuvre, à vif ! combien étions-nous ?

il était une fois facebook lorsque j’aimais les mystères sacrés et qu’ils résistaient

il était une fois facebook lorsque j’aimais les miracles, les oracles, les divinations, etc. je me baignais dans un verre de lait et il n’y avait pas autour les mouches

il était une fois facebook lorsque j’aimais les filles, non plus celles qui refusaient une offrande

il était une fois facebook lorsque j’aimais les plantes et les animaux, j’asphyxiais par contre les insectes et je dansais avec les précédant

il était une fois facebook lorsque j’aimais les tuniques et les sabres, autant dire le sexe et le sang, les histoires explicites dans les films ne m’intéressaient pas

il était une fois facebook lorsque j’aimais les fêtes galantes de Verlaine, je m’introduisais comme un homme qui n’aimait pas laver la vaisselle à l’eau chaude

il était une fois facebook lorsque j’aimais les contes pour enfant, ils raillaient mon entrer dans le bleu, ils continueront de rire puisque j’y serai à jamais

il était une fois facebook lorsque j’aimais la prière, je ne savais pas comment et pourquoi prier, jusqu’au jour où je comprenais que personne ne savait

il était une fois facebook lorsque j’aimais les mots doux et cléments, comme entre les mots Miséricorde Divine et Blasphémateur Ostentatoire

il était une fois facebook lorsque j’aimais les appareilles connectés et rien chez moi n’était synchronisé

il était une fois facebook lorsque j’aimais les choses singulières, les petits hics, les bizarreries d’une existence, tout ce qui fondait sous ma dent qui aimait mordre

il était une fois facebook lorsque j’aimais les battements de mon cœur qui ne m’angoissait jamais, est-ce que je sentirais le tien ?

il était une fois facebook lorsque j’aimais les bicyclettes, je solutionnais plutôt avec la marche, comme je préférais ne jamais en parler

il était une fois facebook lorsque j’aimais lire et dormir bien après

il était une fois facebook lorsque j’aimais faire l’amour et écrire juste après

Sacrément épique Fr/Arab

tu existes

je crois connaitre

tu habites

j’habite ton cœur

je me balade dans les rues d’une Tokyo imaginaire… !

tu penses à ce jour dans le vague de ton esprit. c’est déjà penser l’avenir, il suffit d’aller de l’avant !

Dieu, Dieu, Dieu, Dieu…

il y a du vent  

tu as

parce que je dis

tu dis

parce que j’ai

tu penses à cette nuit et ses vastes espaces inexplorés. c’est déjà penser la mort et ses pulsations !

Dieu, Dieu, Dieu, Dieu…

il pleut

la folle croisière est drapée   

la fin de son onde n’est qu’un recommencement

La Blanche Ophélie Fr/Arab

orpheline de tous

toute frêle et aimante, – dis-moi à quoi tu penses ?

elle s’en est allée, l’âme…

les doutes d’un plus jamais

les chevilles légères

comme une pluie verte au crépuscule des anges ( une idole pour nos insomnies ! )

sept jours

sept week-ends qu’à durée son calvaire

il lui faut reconstruire son identité

sa psyché

elle s’en est allée, la Blanche Ophélie

( une grappe de raisin rouge dans sa bouche ! )

orphelin de tous

tout drôle et contre personne, – dis-moi à quoi tu penses ?

s’en est fini, la traîtresse !

elle m’a quittée

j’ai enjambé le serpent de feu

j’ai vu dans l’éclat de nos jours les ombres haleuses

le temps était une fusée

comme lui, j’ai rusé

il te faut reconstruire ton identité

de vagabond

s’en est fini, le poète qui pleure

( les songes d’un rossignol sont le fond d’un ciel gris ! )

nous vivons ordinairement un été de démesure en orient

nous ne voulons pas foncé

Merci Fr/Arab

les chemins du cœur… merci pour votre bénédiction !

les pluies noirs providentielles… merci pour votre bénédiction !

les saules pleureurs… merci pour votre bénédiction !

les offrandes… merci pour votre bénédiction !

la danse euclidienne des fourmis… merci pour votre bénédiction !

les écritures… merci pour votre bénédiction !

les femmes voilés à l’ignorance… merci pour votre bénédiction !

les soleils les lunes les étoiles… merci pour votre bénédiction !

l’amour des quêtes… merci pour votre bénédiction !

les dépouilles sur nos genoux… merci pour votre bénédiction !

les grillons d’été… merci pour votre bénédiction !

les rêves inachevés… merci pour votre bénédiction !

la voix des neiges… merci pour votre bénédiction !

les yeux des poissons d’or… merci pour votre bénédiction !

les scarifications… merci pour votre bénédiction !

les deux mains… merci pour votre bénédiction !

la transparence des deux mondes… merci pour votre bénédiction !

les téléphones portables… merci pour votre bénédiction !

les autoroutes du ciel… merci pour votre bénédiction !

les solitudes… merci pour votre bénédiction !

les visages de la créature… merci pour votre bénédiction !

les maladies… merci pour votre bénédiction !

les arcs-en-ciel… merci pour votre bénédiction !

les connexions des esprits… merci pour votre bénédiction !

le bleu côte à côte des nuits… merci pour votre bénédiction !

le libre arbitre… merci pour votre bénédiction !

les montagnes bleues… merci pour votre bénédiction !

les chutes successives… merci pour votre bénédiction !

la faim qui tenaille… merci pour votre bénédiction !

les baumes sur les déceptions amoureuses… merci pour votre bénédiction !

l’eau du robinet… merci pour votre bénédiction !

les aubes vertes… merci pour votre bénédiction !

j’espère une lumière de l’Eternel

la foi du cœur éclipse les vicissitudes de ce bas monde

Expériences, sinon à l’envie Fr/Arab

écrans

se sentir utile

dernier écran

une passion

les deux mains dans les poches

clés

devant les portes

dernière clé

une passion

les amis sifflent

fruits

lune de miel

dernier fruit

une passion

plusieurs vies dans une vie

pierres

s’en sortir

dernière pierre

une passion

déjeuner sur l’herbe nue

cartes

porte à porte

dernière carte

une passion

voir venir la fin des haricots

costumes

fêtes savantes

dernier costume

une passion

un chien sent mauvais

sandwichs

trottoirs

dernier sandwich

une passion

il faut gâter le gros

feux

chocolateries

dernier feu

une passion

rentrer à cinq heures du matin

voyages

un souhait d’enfant

dernier voyage

une passion

sous-vêtements de petite fille

toiles d’araignées

un châle entre les mains

dernière toile

une passion

un peu plus en confiance

plateaux

de l’altruisme aveugle  

dernier plateau

une passion

une vie dans une valise

relationnels

découverte du ciel immense  

dernier contact

une passion

respirer la bêtise gratuite

pneus

pousse pousse

dernier pneu

une passion

les routes relient les étoiles

une plume

survivre

dernière plume

une passion

la poésie est une expérience

nous ne savons à quel saint se vouer

où est-ce que tout ça fini ?

Amphore Fr/Arab

je prends une figue sèche à l’huile

le soir j’improvise

je mélange mes excréments et mon urine

mes morves et mes croûtes des yeux

je me rafraîchie à l’eau de cologne

je rétablie toutes les connexions

avec la saleté de mes vêtements

avec la moisissure sur les murs et son odeur   

je me développe

je pue

je ne me lave pas ( plus d’eau ou trop chère ! )

j’aime mon odeur de friandise

je mélange mes spermatozoïdes et ma salive

j’avale mes crottes de nez

de la transpiration sur ma peau

du charbon entre les doigts de mes pieds

le glauque à la commande par téléphone

j’adhère à l’abjection du morbide

je me trouve au ras du seuil de la pauvreté

l’honneur des braves gens se vend

je rote

je dilettante dans mon pet

j’ai deux temples  

j’ai un nez

de l’alcools à gogo

des cigarettes

une endive dans le frigidaire

j’ai une lettre à écrire

je vais vers une fin olfactive

j’atteindrai les sommets bleus, peut-être ! 

Chuinter Fr/Arab

il y a un lit double dans l’alcôve et de la poussière d’étoiles

je veux des sons

comme ceux que les corps animés produisent 

je-suis-nul-part-et-partout-à-la-fois-les-lunes-défilent-militairement-et-je-me-tiens-à-l’-autre-extrémité-de-l’-appel-téléphonique

ma main tremble calmement

comme pour tenir le rythme d’une chanson imaginaire

il y a une voiture parqué et je suis son homme

je veux des airs d’automne

comme le craquèlement des feuilles mortes sur le sol

je-sais-que-tout-est-épreuve-dans-la-vie-pour-être-un-homme-un-vrai-d’une-personnalité-de-fer-tout-à-son-honneur-se-dévouer  

hier tu es partie

tu es partie

je reste absent de moi-même

comme sous sortilège

Hurluberlus Fr/Arab

J’implore la pitié d’un toit qui s’écroule, quand je mets le premier pas, la terre bouge… qui peut me délivrer de cette frayeur ? Djaroua Allaoua Ouahbi.    

mon étoile et moi, on construit un fantasque royaume pour autrui

mon étoile et moi, on change la face du monde depuis le berceau jusqu’à notre vie d’adulte

mon étoile et moi, on visite l’âme des choses comme vont les vagabonds qui puent hors des rails de la rue  

mon étoile et moi, on croit aux monologues intérieures et aux blanches boites en bois !

mon étoile et moi, on reste myope devant les cœurs des bons poètes qui tolèrent le vol et le crime

mon étoile et moi, on rêve d’un dieu parfait dans les toilettes et on dit : habité par un djinn 

mon étoile et moi, on laisse quelques-uns sur la route et d’autres que nous ne reverront plus jamais

mon étoile et moi, on a des jours de cristal ou l’orient est notre terre dilection

mon étoile et moi, on n’est pas ce caustique refuge où il fait bon de se taire, o nos vieilles misères ! 

mon étoile et moi, on dilapide le bleu du feu et le sacré de Dieu l’innommé dans les solitudes des soirs de mai 

mon étoile et moi, on croit qu’il n’y a pas de dessein prédéterminé à l’envers du gant de la rumeur 

mon étoile et moi, on dévisage l’automne et les présages retrouvées sous le ciel de nos appartements

mon étoile et moi, on souffre la prière des rats dans ce monde nié

Dans l’heure Fr/Arab

à Chouaib.

je rêve de faire un long voyage au-delà des dunes et choir sur place que par affliction, je commanderai aux fleuves hors des lits, tout en étant pur et cruel

je rêve de recevoir un versé comme une goutte d’eau dans les profondeurs de l’Etna, et faire de mon cœur une roche

je rêve que l’être qui habite mes cottes me quitte pour mieux me revenir et que les geôles cautérisent

je rêve d’être le Père Noël avec des lutins en gélatine verte au service des enfants du monde entier

je rêve de contempler le ciel rougeoyant comme une confiture de fraise, et pour moi, les nuages légers s’entrouvraient comme les petits sachets de caramel au beurre salé

je rêve de tomber dans un rêve et de ne plus jamais m’éveiller, je parlerai de Napoléon et de Marie Antoinette sans me moucher une seule fois

je rêve de retourner en enfance dans l’idée de courir encore dans tous les sens avec ma crinière de lion et me laisser chatouiller par Linda

je rêve d’une excursion sans attache comme un bon homme devant son café crème, – dring dring… et l’excursion arrive !

je rêve qu’un jour un être me parle de la poésie et qu’il me dise ce n’est pas ton meilleur recueil comparé à n’importe lequel

je rêve d’une troupe oxygénée aux victoires saillantes ivre de leur gloire passée et je chanterai, oui, je chanterai de tout cœur avec eux sur les routes du ciel

je rêve de voir deux lunes argentées entre des colonnes antiques comme un double templier, je me jetterai parmi les ombres pour être oublié

je rêve de faire partie d’un groupe de free jazz sur scène et je serai à la trompette, même si j’hésite encore entre Chet Baker et Miles Devis

je rêve de noircir des pages de mes petits rêves poétiques et les anéantir par le feu

je rêve de participer à un colloque d’écrivains et de poètes dans le désert froid d’Éthiopie, j’espère qu’il n’y aura pas de réseau

je ne fais que rêver à l’heure du petit-déjeuner, je rêve surtout de manquer à la fourberie des hommes 

Les Revenantes © anitaa 2015

Attendre pour attendre Fr/Arab

j’attends le jour sans mémoire

j’attends le jour pour m’ouvrir au monde

j’attends le jour pour sentir l’orage

j’attends le jour pour sortir de l’ombrage

j’attends le jour pour creuser mon trou

j’attends le jour pour aimer mon bourreau

j’attends le jour pour m’ausculter

j’attends le jour pour démystifier 

j’attends le jour pour un accident

j’attends le jour pour faire un don

j’attends le jour pour être à l’écume

j’attends le jour pour finir en légume

j’attends le jour pour oublier la mort

j’attends le jour pour consumer aurore

j’attends le jour pour jouir

j’attends le jour pour vous vomir

j’attends le jour pour croire en Dieu

j’attends le jour pour mentir mieux qu’eux

j’attends le jour pour fuir

j’attends le jour et je le sais advenir

Degré zéro Fr/Arab

à Hania.

il faut nous tirer parfois les fleurs du nez.

les rares fleurs des genêts

passent les saisons et les grands froids

c’est l’âme des immeubles d’où s’échappe l’odeur du lait

mêlé à ma douce voix

mon genêt est une couveuse de vies à qui je fais l’amour nerveusement !

mon genêt est le roi des brigands qui fait la tournée des magasins suffocants !

mon genêt est une arme courtoise et un murmure lointain des fonds marins !

mon genêt est l’ornement d’une fille à qui je parle aux heures de la nuit ferme !

mon genêt est une traînée de grains de la plus méchante des ogresses !

mon genêt est le passage des camions poubelles qui ne ramassent rien !

mon genêt est la montée d’une chanson vers le monde des rêves striés !

mon genêt est l’étalage de sang sur le sol des chiens errants !

mon genêt est le point de ralliement du dernier chameau de kabylie !

mon genêt est une bourrasque d’été qui mouille même les dents !

mon genêt est une vieille fille qui palpite et n’arrive pas à remplir son carnet !

s’affranchir, c’est d’abord saisir

les kilomètres des vies en noir et en jaune

c’est des segments qui emplissent nos yeux

de la couronne lunaire

l’horizon d’infinis genêts est au verrou d’à côté

il nous faut gravir l’utopie

Poinçons sur une ceinture Fr/Arab

est-ce que vous comprenez que l’on peut remodeler son passé à l’infini ?  

comme un peuple phage aux puissants élixirs d’amour

comme une vieille histoire racontée depuis les fonds des âges 

comme un lavabo vieilli de faïence local

les émigrés sont comme au seuil d’un printemps de paix universel

saisissez !

saisissez !

saisissez !

est-ce que vous comprenez que l’âme est trop grande pour une fourmi même pour s’y loger ?

j’étais rendu à des visages aux tribulations de lichen

j’étais rendu à des chœurs chorals fondus de sourires en chapeau de paille

j’étais rendu à des passages au quartier western sans âme familière qui vive

les émigrés sont ici pour moins que rien et rien au-delà

sans secours

sans secours

sans secours

nos moindres passions finissent en échardes

suivez votre veine !

Les 12 ruses Fr/Arab

je fonde un nouveau monde

… avec la querelle des anciens

je suis un homme sauvage et libre

… un homme qui aime la beauté

je me suis exposé à la haine

… m’évertuant de la circonférence de ma solitude

je crois aux phénomènes inexpliqués

… l’un des dommages de l’irrationnel savoureux

je ne suis pas né pour l’argent

…  comme ne tenant pas figure à la prudence

je suis un chercheur du précieux métal

… un généreux donateur d’artefacts

je me refuse les privilèges de la parole

… le silence de la carpe est méridien

je ne vis pas dans le temps présent

… de multiple stances de ma madeleine

je suis un renégat des siècles humains

… où tout est déjà sous contrôle

Citadelle Fr/Arab

je me lève à l’heure du rossignol

je prends une tasse de café et fume

je rase ma barbe en ce jour d’automne en berne

je m’habille et la lampe masse

je mets Quieter Than Silence à l’écoute et me berce

je lis un peu et l’horloge s’attarde sur mes paupières

je mange un bout d’un vieux sandwich au saumon

je sors sous une pluie fine et mes poumons s’ouvrent

je discute avec Pierrot, Hamlet et Jacques dans un bar associatif

je regarde l’heure 04:24 et la tenancière mamelue décide de nous foutre dehors

je poursuis seul pour me balader et réfléchir

je regarde l’aube claire avec ces mots en bouche : une femme qui me ressemble.

j’éteins ma cigarette et la garde dans ma besace

je referme mon calepin

je rentre

une femme qui te ressemble, une femme qui te ressent, une femme qui te sente… et cetera.

est-elle une cité, ou invraisemblablement une jeune pousse ?

Amel Fr/Arab

tu es matinale  

tu es dans la salle de bains

tu viens de prendre une douche tiède

tu exhales un bon parfum

tu portes un foulard bariolé à la taille  

tu es devant ton miroir planté sur tes deux petits pieds nus

tu as les cheveux lourds

tu as ton corps à moitié trempé

tu as l’air d’un ange avec la lumière du jour naissant

tu prends l’un des cotons tiges d’une boite transparente

tu tiens la tige rose clair à l’aide de tes trois doigts

tu expires avec révolte tout en introduisant le bout de la tige en coton dans ton oreille gauche

tu inclines légèrement la tête sur ton épaule

tu fredonnes

tu regardes le bout en coton sale en improvisant une grimace

tu lances à ton miroir un : Beurk !

tu réitères les mêmes mouvements de l’autre côté

tu te trouves particulièrement belle  

tu reviens rayonnante dans notre chambre

tu danses sur le lit

tu transpires

elles ont toutes opéré une mini-révolution chez moi

j’imagine celle à venir

Alcohol Fr/Arab

je buvais pour des réveilles ivres

je buvais parce que j’ai le sommeil agité

en suivant une thérapie

je buvais pour effacer l’affront

je buvais pour me le rappeler

sans raison aucune ou pour un tas de raisons

je buvais parce que j’avais une âme

je buvais parce que j’avais une mort

les week-ends et jours de semaines

je buvais pour rire de la misère des autres

je buvais pour rire de ma propre misère

pendant les fêtes et les enterrements

je buvais parce que poète

je buvais parce que dingue

sans l’inspiration ou avec

Après quoi Fr/Arab

je

me

noie

de ce froid sombre

une catastrophe se profile sur ma tête

et des rafales de vents

reviens-moi mon petit bulot

reviens !

je

me

convaincs 

de la banquise de tes pupilles asséchées

que rien ne fut jouer d’avance

rien n’est jamais perdu

ils nous ont offert un destin sur des parchemins 

une rencontre à vivre

je

me

termine

de l’interminable orgueil

une brindille m’enchante effrontément

cette brindille déchire mes tempes

j’ai goûté à l’hypocrisie de ce monde

si j’y prenais racine

je

me

figure  

de l’étrangeté de ta présence à la fête

la scène se déroule juste à côté et où tu te tiens 

derrière cette cloison qui sent la flanelle des champs

comment prétendre à un accès

là où il n’y a que défaite

je

me

flagelle

de trop de remords

comme chaque bon samaritain

je ne sais comment poursuive ma tache

empli de ton été et tes rires

tu me manques

 

nous tendons vers le plus beau chez les êtres

un idéal

Qu’est-ce que…, c’est ! Fr/Arab

à François.

tous les loups ont

un poème

sauf un

l’idiot de la meute

lui

il préfère réciter

tous les poèmes de la meute 

tous les hommes ont

une hutte

sauf un

le fou du village

lui

il préfère passer

la nuit chez les autres 

tous les dieux ont

des fidèles

sauf un

arés de l’olympe

lui

il préfère étendre

son règne sur la discorde

tous les ciels ont

des étoiles

sauf un

celui de la Mecque

lui

il préfère relier

tous les ciels des mosquées

il y a des glissements qui se font vers Dieu

que je préfère aux rappels

Au revoir le jour Fr/Arab

à Noussia.

trop de beauté peut nuire à votre équilibre psychique.

les étoiles sont lointaines

les étoiles sont proches

qu’importe où je suis

je vis

cela me suffit

les étoiles parlent

les étoiles chantent

qu’importe où je vais

je suis

cela me suffit

les étoiles dansent

les étoiles rêvent

qu’importe qui je suis

je ris

cela me suffit

la vie est jolie à deux

une solution plus que buvable pour tous

F Fr/Arab

à la ville de Milla.

exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive ! 

mon cœur parle enchaîné à la galerie de cristal :

vie d’ascète

cristal

tout change autour

où je disparais

reflets de l’âme

lumière 

exclu, parce-que d’une naissance Kabyle, pour le bien et pour le pire, mais surtout pour le bien de tous les mondes ! cette solitude est moribonde et qui cède, sans fléchir !

mon cœur parle enchaîné à l’as de pique  :

vie d’échanges

as de pique

rien ne reste ni ne perdure

où je me dispersais

on l’appelle aussi psyché

lumière

nous admettons plus les êtres différents

par peur de leur ascendance

Conceptions Fr/Arab

la conception de son cœur-hiver est rude

sa joie me polarise

il ne m’appartient plus

il est célébré

ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…!

un froid désert

le cœur des vides

le cœur des pleins de bonheur

la conception de son cœur-hiver est rude

ses gouffres qui scintillent

oh, le feu de bengale !

oh, le feu follet ! 

ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…!

les belles tendresses dans l’âme 

le cœur des adieux retroussés

écoutez vos poèmes !

nous tenons un ballet de nos ombres

pourront-ils un jour faillir ?

De soi Fr/Arab

es-tu l’arpenteur des dédales d’un songe ?

un tout où passe une lourde stupeur

un tout dans les intervalles d’un bonheur minime

comment les nuits se soulèvent sous tes yeux ?

le froid de tes rêves de doigts délurés

comme chavirer l’âme de tes écrits

combien de monstres marins te faut-il avaler ?

tu connais machin chose sur l’amitié

tu connais machin chose sur l’amour, – très peu sur toi !

en trois mots :

de la stupidité !

Syndrome moderne

c : curriculum vitae combeau commissure commissaire cunnilingus ronge le nez

o : o est criblée de balles obniv.com or ordures obélisque omnivore

p : papiers paraphrase passé paralympique : un possible normal

l : lieutenant lithographie leinter de mon œil lylie comme une polyamoureuse

a : amour : tope là architecture archive archi-complet archimède amidon

co : copyright cowboy à culottes blanches coconut commémoration cocu cocorico

oc : octosyllabe pas mal octogénaire pas d’avantage palpation oculaire

po : poteau popo dans le pot polyvalent polyphonique polymorphe

op : opération ambulatoire d’une main opérationnel culte opercule

la : la la la…l’enfance à rêver laminé l’argentique lapin lampion l’arctique

al : almeria almeria allergies à l’imbécilité alcatraz qui vient all inclusive alceste

cp :spécimen sépulture spirale caisse primaire de l’assurance maladie

pc : pcr négatif sur demande une machine comme un pc portable qui rame pchit pchit

cl : clôtures clos clymène climatisation chaud et froid clape

lc : lci écran corbeille lcl la banque qui arrache la peau des fesses

ca : cacophonie capharnaüm capitaine sur un navire qui parcelle un pont

ac : accrédité accouchement acmé et passer ailleurs accumulation de trophées

pa : palme de plongée en eau douce palmyre palmier dattier paludisme

ap : appendice appendicite apw de bejaia applaudissement sous une douche

ol : oligarchies olfactive holly holly olive n’aime pas popeye oliviers comme un chope de lait

lo : lorenzo avec une serviette et m’entoure avec son bras losange cerf volant l’otite intermittente

pl : pléiades pluriel plébiscité placard empli de cadavres plaine de plaisirs

lp : lpo : ligue des protection de oiseaux l’populace chasse l’papillon

ao : aoé aloé vera aoisite sept mots qui finissent avec cette terminaison

oa : il faudrait parler polynésien comme gauguin

cop : cpo : ocp : opc : pco : poc :

opl : olp : pol : plo : lpo : lop :

pla : pal : lpa : lap : apl : alp :

col : clo : ocl : olc : loc : lco :

cla : cal : lac : lca : acl : alc :

opa : oap : poa : pao : aop : apo :

pcl : plc : cpl : clp :lpc : lcp :

aoc : aco : oac : oca : cao : coa :

alo : aol : oal : ola : lao : loa :

apc : acp : pac : pca : cap : cpa :

copo : copponex coppo-next

pola : polarisation pola nue sur une photo en noir et blanc pollack

cola : collation embrassade dans des bulles collaboration collagène

poco : poco dine au kebab allegro poco poco s’envolent

lapo : la peau lisse l’apothéose de mon oncle l’appauvrissement l’apollonide

laco : la corniche en été la comédie l’accordéon en cuir de vache ou d’artistes

loco : loco centrifuge locomotive locomotion éreintée

loca : lorca localisation d’une vibration location ne signifie plus jeter de l’argent par les fenêtres

alpo : amine l’infaillible ami pour une oraison funèbre au clair de lune

opco : omelettes pour celle qui offre sa voix

alco : alcools est cubique alcohol : el corridor el condor

apco : apco définition abscons

acpo : acné politique acte de police acclimatation au seuil du portail activité pôle emploi

oppo : un oppo serait bien dans mes poches

poca ; pocahontace ne comprend rien à la bande des hommes dessinés

opla : hop la suivi d’un silence

lopo : fin de l’opposition ?

aola aplc lcpo alpc pocl lcpa lapc… , etc. les lettres sont tirées d’un chapeau, encore 96 possibilités de combinaison

( Coppola est aussi une réalisatrice ! ).

… ! Fr/Arab

boum, boum, boum : 

la grenade de la plante verte

boum, boum, boum :

la balle entre mes jambes

boum, boum, boum :

le cœur dans ma poitrine

boum, boum, boum :

la déflagration au petit-matin à Bordj Menaïel

boum, boum, boum :

la cuillère dans ma tasse de café

boum, boum, boum :

ton joli nom dans ma tête

boum, boum, boum :

la fête de la soirée du Mawlid

boum, boum, boum :

le pneu de ma voiture

boum, boum, boum :

qui a dit une boum ?

boum, boum, boum :

le marteau sur mon doigt et un clou

boum, boum, boum :

les sauts d’un lièvre

boum, boum, boum :

j’ai oublié le dernier vers de ce poème !

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