En homme

je m’attends dans un avenir incertain

je m’attends dans un endroit indéfini

je m’attends moi-même

je ne pars pas et ne reviens pas

je ne m’endors pas et ne m’éveille pas

je n’inspire pas et n’insuffle pas

je me fais peur et ne crains rien

je m’appelle et ne réponds de rien

je mens et ne me mens en rien

je funambule entre les mots

comme se mouvoir, chercher plus loin, savoir dire au revoir

Feuillet troué

à Anne.

et si de ce monde autocratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire

lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique !

et si nos illusions renouvellent les découvertes 

j’ai grandi avec le vin des vignes et je m’appartiens

je crains fort les glottes de l’idéalisation erronée

ceux qui lancent : toute tentative est collatérale !

et si nos échecs soulèvent de futurs espérances

ce n’est pas innocent que l’anarchique ordre régnera en maitre

le rêve commun n’est plus sans le concours de l’amitié

l’horripilant est dans le clos de nos coquilles

Nœuds avant chaque poème, comme avant un orage

j’aube à la nage dans les vents

je crépuscule comme une course

je soleil comme un jus de citron vert des plaines de mon enfance

je nuage les moutons un jour d’une légère brise

je rivière sous la tombe de Rivers

j’étoile les poètes en filigrane de mes amis des montagnes

je planète comme Holst au sahara où je retombais malade

je flaque mes paumes sur les pommettes d’un clown

je pluie comme je te regrettais Hania, – Rien ne me rebutait autant que les conventions.

je sable les chaises de poussière pour ne plus m’y assoir

je singe les étendards au clairon

j’abeille comme les ruches au printemps de Plath

je livre pour un douro ce poème de la casse

je trombe !

je ruisseau après mes repas de pain et d’orage

je brume sous les parasols à la plage, – Ne serait il pas un peu zinzin ?

j’ange ainsi que tu angélisais

j’aile comme Frida

Salut, c’était moi…

elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée

comme une ombre sur de hautes cloisons

tout ce que nous partagions

notre foi

parce que différente

comme une garde de tous

il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides !

il disait à son cœur : les femmes avaient des visages obliques !

tout ce que nous échangions

notre amour

parce que tendre

comme après la chute de tous

les mots qu’il faudrait ravaler

– il y avait des reclus que l’on calomniait de fou à lier.

tout ce que nous chantions

notre printemps

parce que folle

comme de l’avis de tous

je me malmenais de toi

comme des vents contraires et de mon cœur

* Le bateau ivre. Arthur Rimbaud.

Raquette dans un sac de voyage

la vie était comme on danse

de nos libertés

et à l’aveuglette !

le vide se faisait sentir

je criais !

une femme jouait la nuit au solitaire sur son ordinateur, seule ! moi, je me touchais de cette extravagante solitude, même les lampadaires vibraient

la vie était comme on cauchemarde

de nos ailleurs

bien meilleurs qu’ici !

nous ne pouvions plus voir

d’un autre cri : nous jouions de la chamade !

un cordonnier n’avait plus d’outils, lors de l’une de mes visites. il était crépusculaire, affligé comme un quelconque possible. il lui restait sa vue

j’écrivais, je t’écrivais une lettre muette

avant même de te revoir

La femme aux oiseaux

à Alice.

au couvent une femme s’attarde dans un corridor ouvert aux débâcles, sonde son âme et noie ses yeux qui s’agrippent d’attente sur les feuilles d’arbres

( lorsque l’automne presse le pas ! ).

qui êtes-vous ?

que voulez-vous soustraire ?

solitaire qui observe l’irréparabilité

mal dépecé

acide

j’aspire à une eau qui s’en est allée, – qui donc crois-tu comprendre ? je la désir depuis ma vulnérabilité, me cache comme un tronc parmi les arbres, cadavre ambulant

( lorsque l’hiver embourbe nos pas ! ).

thème sur un ancien baiser : judas !

toc-toc, houst, l’indésirable !

transparente colère

fracas palpitants

flagada des pensées

je réitère mes adieux à la femme aux oiseaux

et je pleure de joie la paix du soir

Les couleurs sont ailleurs Fr/Arab

poème dédié à Antonin Artaud.

j’aime la couleur rouge dans le rouge ! parlons de la sensation du rouge même si elle n’est pas tout à fait rouge

j’aime la couleur orange dans l’orange ! parlons de la sensation de l’orange même si elle n’est pas tout à fait orange

j’aime la couleur jaune dans le jaune ! parlons de la sensation du jaune même si elle n’est pas tout à fait jaune

j’aime la couleur vert dans le vert ! parlons de la sensation du vert même si elle n’est pas tout à fait vert

j’aime la couleur bleu dans le bleu ! parlons de la sensation du bleu même si elle n’est pas tout à fait bleu

j’aime la couleur indigo dans l’indigo ! parlons de la sensation de l’indigo même si elle n’est pas tout à fait indigo

j’aime la couleur violet dans le violet ! parlons de la sensation du violet même si elle n’est pas tout à fait violet

j’aime la couleur noir dans le noir ! parlons de la sensation du noir même si elle n’est pas tout à fait noir

les couleurs vous possèdent

prenez vos pinceaux

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Il est pour vous ! Fr/Arab

Vous ne serez jamais sage.

Source inconnue.

une étreinte comme un rêve qui dure jusqu’au soir

ce n’est pas la veille d’un jour de fête

je m’habille

je fais mes valises

je fricote

je ne suis pas triste

au revoir ma ville, tu es mon obélisque

j’ai croisé de farouches reptiliennes, des formes et des couleurs jamais approchées, de franches âmes aux longs cheveux. ils avaient des têtes qu’ils tenaient hautes et bizarres… au revoir gueule d’ange ! au revoir !

tu m’as accueillie

et je crois que tu m’aimes !

je n’ai pas pris de plaisir à te voir en deuil  

un soir de tempête où j’étais seul  

je reste un petit péroire hermétique à la vie

au revoir le bleu du bord de l’eau

j’ai croisé des loups sous la pluie de mazout sur les quais, c’était ok pour ma vie, mon ange ! des grenouilles dans le brouillard épais et sec, toujours sur les mêmes quais… au revoir chat de gouttière ! au revoir !

je t’aime

et je m’en vais

je vais vers la porte

je reviens sur mes pas

je tournicote

( comment ne pas perdre pied ! ).  

j’ai beaucoup menti

j’ai rêvé   

je ne lis plus de la poésie intra-muros

il y a de cela longtemps 

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Les silhouettes de la scène Fr/Arab

le mot khayel me fait penser à du lin blanc ondoyant au vent, alors que silhouette me fait penser à une allumette.

il se trouve des gens bien

qui descendent en ville jusqu’à la fin des temps

elle est une passante

elle est en robe de soirée    

elle porte un secret

elle dégage une aura  

elle a le pas aérien      

elle lui sourit

( la douleur ne se pardonne pas, elle purifie ! ).

elle parle à son désir de feu comme un éclair

elle aime en éclair et ses yeux sont en feu

je rêve de mots que les dieux jalousent   

il te suffit d’être un enfant qui formule des souhaits

il s’arrête de jouer

il descend de la scène

il est sur la piste enfumée

il rejoint l’anonyme

il la trouve moins belle

il le sait

( j’ai cru entendre le mot citoyen ! ).

les couloirs mènent vers les coulisses sous les néons bleus

sur le mur est accroché un tableau, un western

je me tiens debout sur un parking cimenté

je suis le parking démantelé

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Mardi, jour d’une fête noire Fr/Arab

les moyens du bord : les tables retournées, les balles en plastique, les mitrailleuses en fer rouillé, les grenades en bois, les pierres de chantier, l’eau chaude des tuyaux d’arrosage, etc.

c’est les jeux d’enfants qui aiment l’incontournable guéguerre  

c’est bien que je ne m’en souvienne plus

une fille a vu ce que j’avais de meilleur en moi

je n’ai pas tenté de l’embrasser

un jour maigre, sinon pas des moindres

l’air du solide les croates l’ont emportés

je ne rêve plus, mon amour

je ne rêve plus tous les jours*

les moyens du bord : le sublime de l’univers, l’encre rouge de magiques bulles, le sol qui se décompose ( on le voit le sol, alors plonge ! ). les premières impressions, etc.

c’est un lieu de jouissance

c’est bien que je ne m’en souvienne plus

au revoir comme bonjour

bonjour comme au revoir le monde

je voyage avec mon mal

comme un camarade que je porte dans une brouette

je ne rêve plus, mon amour

je ne rêve plus tous les jours*

je rêvasse lorsqu’il faut bousiller un titan de sang-froid

même s’il fait froid

* Clandestinos, Manu Chao.

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Charivari Fr/Arab

je me lève tôt et dors de-même

le rythme dans la peau

les tocs

des tocs en toc

par Beethoven l’héroïque

je ne suis pas beau

– pourquoi l’enclume et le marteau ?

entre quatre murs et deux plumes

et des gens qui l’aiment

de-même

la route est coupée

comme pour le Kilimandjaro

je me rends aux ritournelles

– comme j’étais amoureux et bien !

la poésie et les copains perdus

tout cela se noue

bien que la solitude…

mes ballerines, pardonnez-moi !

la chanson des éphémérides

– je reprends le fil du souvenir

je vis un rêve d’un étranger lointain

qui n’aime plus le funèbre costume de vos salutations

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Vers le Mediator Fr/Arab

à Véronique.

comme les ondes qui rongent son corps  

le cœur serre son rêve né des tropiques, hypothétiquement

les membres électriques !

les membres électriques !

les membres électriques !

( l’oraison des cosmiques ! ).

le sans douleur n’existe pas

il est de bleu le peignoir qui l’habille, effacé

la chemise éventrée !

la chemise éventrée !

la chemise éventrée !

( l’air des tropiques ! ).

il n’aime pas ses mains et désemparé

il est de bleu le peignoir qui l’habille, confidences :

elle prend les voiles que la circonstance exige

et ils nous disent de ce côté-ci qu’il y a de l’espérance !  

il marche dans l’appartement lourd qui engendre un désordre

il déambule sur ses pieds nus dans le couloir baigné de lumière

les doigts ensanglantés !

les doigts ensanglantés !

les doigts ensanglantés !

( l’aria des démiurgiques ! ).

je médite la vie d’un homme en sursis

sur un canapé blanc

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Les fibres

à Naelle.

son front pale éclaire le ciel

ses yeux rouges se posent comme la neige

c’est un lièvre qui dort dans les bois

une crème dans l’espace entrouvert

il aime la danse

il aime tourner en aval

il aime les vents de sa tête

les caresses sur son visage fiévreux

et elle boit de l’eau à la coupe des arbres pleurants !

la mystérieuse ode des arbres que l’on reprend

il descend et suit l’ondulation des vagues

les pensées inavouées

les jardins d’amoureux

les fleurs qu’il ne reconnait plus

les larmes d’une enfant exhalent un parfum de lavande

comme une rose en pierre sculptée par les vents  

la peau mièvre se torturent à ne plus s’offrir

comme une maille mutique et de l’amour

elle ne rit pas avec les écrans

elle court sur les champs d’avoine

elle ne reverra jamais ses parents

je clore comme le jour qui susurre

les feuilles tremblent à l’automne de nos solitudes

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Une longueur de désavantage

à Ghiles.

un poète rentre seul à la maison le soir

il se baigne de crépuscule extasié

une communication affreusement bleuette

un poète rentre seul à la maison le soir

une cloche qui oscille sa corde

Marie est une abeille aux mille visages de femmes

le poète rentre souvent seul ou en mauvaise compagnie

puisqu’il faut vraiment mourir de chagrin

on se déguise pour finir

on joue l’histoire contemporaine du Je

puisqu’il faut vraiment mourir de chagrin

un doigt caresse les breloques

le diadème d’argent qui nous honore

puisqu’il faut vraiment écrire un poème

13/14 février 2019, à Bordeaux.

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Cap ou pas cap sous nos yeux

comme une pluie aux couleurs de pétrole

comme un fruit gorgé de soleil

morsures

goyave

vents de papaye

ils me transpercent en équilibre

ils me fêtent chancelant

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après Arthur De La Sierra ?

comme un dépourvu d’explicite

comme une mystique du voyeur

archipels

Cancún

au fait des muses

avec les fuites urinaires il y a un dieu

il y a les fluides

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après l’Amour Du Dissolvant ?

comme écrire son intériorité

comme se lever d’un trop plein de désirs

Sabah

turquoise

juste des émois

depuis combien de temps n’avons-nous rien appris ?

nous ne prenons que les coups

je voyage et que je me taise

qu’aurions-nous pu rêver de mieux après la Mort Des Bienheureux ?

je rejoins le calme des frênes

je rejoins le rêve d’une salamandre coquette

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Sacrément épique

tu existes

je crois connaitre

tu habites

j’habite ton cœur

( … me baladant dans les rues d’une Tokyo imaginaire ! ).

Dieu, Dieu, Dieu, Dieu

il y a du vent  

tu penses à ce jour dans le vague de ton esprit

c’est déjà penser l’avenir

il suffit d’aller de l’avant !

tu as

parce que je dis

tu dis

parce que j’ai

( … me grisant autour de la lune ! ).

Prophète, Prophète, Prophète, Prophète

il pleut

tu penses à cette nuit et ses vastes espaces inexplorés

c’est déjà penser la mort et ses pulsations

il suffit d’aller en amont !

la folle croisière est drapée   

la fin de son onde n’est qu’un recommencement

La Blanche Ophélie

orpheline de tous

toute frêle et aimante, – dis-moi à quoi tu penses ?

elle s’en est allée, l’âme de mon amoureux !

aimée à jamais

les chevilles légères comme la bise

qu’elle m’a quittée

( un phare pour nos insomnies ! ).

sept jours

sept week-ends qu’a duré mon calvaire

il me faut reconstruire mon identité

d’esseulée

elle s’en est allée, la Blanche Ophélie !

comme une verte pluie au crépuscule des anges

( une grappe de raisin rouge dans sa bouche ! ).

orphelin de tous

tout drôle et contre personne, – dis-moi à quoi tu penses ?

elle s’en est allée, si loin de moi !

continuellement

le temps perfore à une allure de fusée

comme lui, je ruse

je vois dans l’éclat des jours les ombres haleuses

en enjambant le serpent de feu

il me faut reconstruire mon identité

de passeur

elle s’en est allée, la traitresse !

comme une verte pluie au crépuscule des anges

( les songes d’un rossignol sont le fond d’un ciel gris ! ).

j’ai vécu ordinairement un été de démesure en orient

sans le besoin de foncer

Expériences, sinon à l’envie !

écrans

se sentir utile

dernier écran

une passion

les deux mains dans les poches

clés

devant les portes

dernière clé

une passion

les amis sifflent les loups

fruits

lune de miel

dernier fruit

une passion

plusieurs vies dans une vie

pierres

s’en sortir

dernière pierre

une passion

déjeuner sur l’herbe nue

cartes

porte à porte

dernière carte

une passion

voir venir la fin des haricots

costumes

fêtes savantes

dernier costume

une passion

un chien sent mauvais

sandwichs

trottoirs

dernier sandwich

une passion

il faut gâter le gros

feux

chocolateries

dernier feu

une passion

rentrer à cinq heures du matin

voyages

un souhait d’enfant

dernier voyage

une passion

sous-vêtements de petite fille

toiles d’araignées

un châle entre les mains

dernière toile

une passion

un peu plus en confiance

plateaux

de l’altruisme aveugle  

dernier plateau

une passion

une histoire dans une valise

relationnels

découverte du ciel immense  

dernier contact

une passion

un air de bêtise gratuite

pneus

pousse pousse

dernier pneu

une passion

les étoiles relient les routes

une plume

survivre

dernière plume

une passion

la poésie est une expérience

je ne sais à quel saint me vouer

par où que tout cela commence ?

Chuinter

il y a un lit double dans l’alcôve et de la poussière d’étoiles

je veux des sons

comme ceux que les corps animés produisent 

je-suis-nulle-part-et-partout-à-la-fois-les-lunes-défilent-militairement-et-je-me-tiens-à-l’-autre-extrémité-de-l’-appel-téléphonique

ma main tremble calmement

comme pour tenir le rythme d’une chanson imaginaire

il y a une voiture parqué et je suis son homme

je veux des airs d’automne

comme le craquèlement des feuilles mortes sur le sol

je-sais-que-tout-est-épreuve-dans-la-vie-pour-être-un-homme-un-vrai-d’une-personnalité-de-fer-tout-à-son-honneur-se-dévouer  

hier tu es partie

tu es partie

je reste absent de moi-même

comme sous sortilège

Sonnet fétiche Fr/Arab

Alors qu’eux étaient pour une poésie du crépuscule. Pour une poésie de la nuit. Nous autres nous défendons une poésie de l’aurore. Manifeste 1963. Nicanor Parra.

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je n’ai rien d’autre à ajouter…

Lire la traduction

Poinçons sur une ceinture

est-ce que vous comprenez que l’on peut remodeler son passé à l’infini ?  

comme un peuple phage aux puissants élixirs d’amour

comme une vieille histoire racontée depuis le fond des âges 

comme un lavabo vieilli de faïence local

les émigrés sont comme au seuil d’un printemps de paix universel

saisissez !

saisissez !

saisissez !

est-ce que vous comprenez que l’âme est trop grande pour une fourmi même pour s’y loger ?

j’étais rendu à des visages aux tribulations de lichen

j’étais rendu à des chœurs chorals fondus de sourires en chapeau de paille

j’étais rendu à des passages au quartier western sans âme familière qui vive

les émigrés sont ici pour moins que rien et rien au-delà

sans secours

sans secours

sans secours

les moindres passions finissent en échardes

suivez votre veine !

Les 12 ruses

je fonde un nouveau monde

… avec la querelle des anciens

je suis un homme sauvage et libre

… un homme qui aime la beauté

je me suis exposé à la haine

… m’évertuant de la circonférence de ma solitude

je crois aux phénomènes inexpliqués

… l’un des dommages de l’irrationnel savoureux

je ne suis pas né pour l’argent

…  comme ne tenant pas figure à la prudence

je suis un chercheur du précieux métal

… un généreux donateur d’artefacts

je me refuse les privilèges de la parole

… le silence de la carpe est méridien

je ne vis pas dans le temps présent

… de multiple stances dans ma nivelle

je suis un renégat des siècles humains

… où tout est déjà sous contrôle

Après quoi

je

me

noie

de ce froid sombre

une catastrophe se profile sur ma tête

et des rafales de vents

reviens-moi mon petit bulot

reviens !

je

me

convaincs 

de la banquise de tes pupilles asséchées

que rien ne fut jouer d’avance

rien n’est jamais perdu

ils nous ont offert un destin sur des parchemins 

une rencontre à vivre

je

me

termine

de l’interminable orgueil

une brindille m’enchante effrontément

cette brindille déchire mes tempes

j’ai goûté à l’hypocrisie de ce monde

si j’y prenais racine

je

me

figure  

de l’étrangeté de ta présence à la fête

la scène se déroule juste à côté et où tu te tiens 

derrière cette cloison qui sent la flanelle des champs

comment prétendre à un accès

là où il n’y a que défaite

je

me

flagelle

de trop de ressorts

comme chaque bon samaritain

je ne sais poursuive loin de toi

privé de ton été et tes rires

tu me manques

je révèle le plus beau chez les êtres

un idéal

Qu’est-ce que…, c’est !

à François.

tous les loups ont

un poème

sauf un

l’idiot de la meute

lui

il préfère réciter

les poèmes de la meute 

tous les dieux ont

des fidèles

sauf un

arés de l’olympe

lui

il préfère étendre

le règne sur la discorde

tous les hommes ont

une hutte

sauf un

le fou du village

lui

il préfère passer

les nuits chez les villageois  

tous les ciels ont

des étoiles

sauf un

celui de la Mecque

lui

il préfère relier

tous les ciels des mosquées

il y a des glissements qui se font vers Dieu

que je préfère aux rappels

Au revoir le jour

à Noussia.

Trop de beauté peut nuire à votre équilibre psychique.

Source inconnue.

les étoiles sont lointaines

les étoiles sont proches

qu’importe où je suis

je vis

cela me suffit

les étoiles parlent

les étoiles chantent

qu’importe où je vais

je suis

cela me suffit

les étoiles dansent

les étoiles rêvent

qu’importe qui je suis

je ris

cela me suffit

la vie est jolie à deux

une solution plus que buvable pour tous

F.

à la ville de Milla.

exclu, parce-que d’une condition pauvre, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le pire des mondes ! comme ma solitude que je mène contre vents et marées, n’est-elle pas jouissive ! 

un chœur dévale enchaîné à la galerie de cristal :

vie d’ascète

cristal

tout change autour

où je disparais

reflets de l’âme

lumière 

exclu, parce-que d’un pays Kabyle, pour le bien et pour le pire, mais surtout dans le meilleur des mondes ! ma solitude est moribonde et qui cède, sans jamais fléchir !

un chœur dévale enchaîné à l’as de pique  :

vie d’échanges

as de pique

rien ne reste ni ne perdure

où je me dispersais

que l’on nomme aussi psyché !

lumière

nous admettions plus les différents

par crainte de leur ascendance

Conceptions

la conception de son cœur-hiver est rude

sa joie me polarise

il ne m’appartient plus

il est célébré

ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…!

un froid désert

le cœur des vides

le cœur des pleins de bonheur

la conception de son cœur-hiver est rude

ses gouffres qui scintillent

oh, le feu de bengale !

oh, le feu follet ! 

ce couchant magnanime vous rassérène, – chut – chut…!

la belle dans l’âme 

le cœur des adieux retroussés

écoutez vos poèmes !

j’ouvre sous les ombres un ballet

pourraient-ils un jour faillir ?

De soi

es-tu l’arpenteur des dédales d’un songe ?

un tout où passe une lourde stupeur

un tout dans les intervalles d’un bonheur minime

comment les nuits se soulèvent sous tes yeux ?

le froid de tes rêves de doigts délurés

comme chavirer l’âme de tes écrits

combien de monstres marins te faut-il avaler ?

tu connais machin chose sur l’amitié

tu connais machin chose sur l’amour, – très peu sur toi !

je me dégèle le cerveau

de la stupidité qui s’ignore