il y a ces maisons d’ardoises sous le pluie
et des lilas qui longent les abords de ton quartier
il y a tes félines oreilles attentives à la chanson
et tes petits doigts rouges et humides
qui démêlent les écouteurs
avant que nos corps chauds bougent
que l’on partage nos larmes
de brume et de silence
sous le ciel de nos joies et de nos peines
il y a la froideur de nos baisers d’adieu
et je vois tes bras maigres s’évanouir
comme un enfant qui apprend à mentir
je hume tes cheveux une dernière fois
qui me sortent d’un sous-sol comme de la pervenche
au fond d’abîme au fond de noir

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